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Blessé mais pas esseulé

Auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le
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© SirpaGend

Un manque de coordination dans la prise en charge des blessés, le sentiment de certains militaires d’être abandonnés dans une situation difficile… C’est pour remédier à cela qu’a été créée, en mai dernier, la cellule d’aide aux blessés au sein de la DGGN.    

« Nous avons décidé de créer une structure qui apporte une réponse globale et structurée, et apporte un suivi approprié au militaire blessé », explique le lieutenant-colonel Crémieux, du bureau Chancellerie de la DGGN. La cellule d’aide aux blessés, récemment mise en place au cœur de la DGGN, est armée par quatre personnels de la section médico-statutaire, qui s’assurent que toutes les demandes des personnels blessés reçoivent une réponse.

« Nous recueillons, par téléphone ou par courriel, les interrogations des gendarmes blessés ou de leurs proches, et nous nous chargeons de contacter tous les services compétents afin de leur apporter une réponse globale. Cela leur évite de rester dans l’incertitude ou de devoir multiplier les contacts et les démarches », explique Mme Cannat, chef de la section médico-statutaire.

« On commence maintenant à pouvoir répondre à un large panel de questions, dans le domaine juridique, financier, etc. »

Une accompagnement humain

Parce que derrière les questions pratiques se cache souvent une vraie détresse, les personnels de la cellule d’aide aux blessés font régulièrement le point avec les psychologues de la DGGN, notamment pour apprendre à gérer au mieux les appels. Autre évolution récente destinée à un meilleur accompagnement des gendarmes blessés, l’organisation, depuis mai dernier, de visites à des gendarmes blessés hospitalisés par des personnels volontaires de la Garde Républicaine (G.R.).

Inaptitudes : quelles réponses ? Quels accompagnements ?

Depuis 2015, la gendarmerie a mis en place des outils dédiés à une gestion personnalisée des militaires inaptes. ..

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« Il arrive qu’un militaire blessé soit hospitalisé pour une longue durée en région parisienne, loin de sa famille et des camarades de son unité. Pour éviter l’isolement, nous organisons désormais des visites, par des personnels de la garde républicaine, qui s’acquittent remarquablement de cette tâche. Treize officiers et sous-officiers ont été formés par la psychologue de la G.R. Ce n’est pas simple d’aller voir un proche blessé, ça l’est encore moins quand il s’agit d’un d’inconnu. Les militaires qui ont bénéficié de ces visites nous en ont fait un très bon retour. C’est l’Institution qui intervient pour soutenir le personnel en difficulté. »

Une aide logistique

La cellule d’aide aux blessés prend également en charge les questions relatives au transfert d’un blessé outre-mer, et de sa famille, vers la métropole, notamment les aspects logistiques (billets d’avion, hébergement, etc.).

« Nous continuons à développer des outils destinés à rendre plus rapide et efficace la prise en charge des militaires blessés. Un outil informatique est ainsi en cours de développement pour centraliser les informations relatives aux blessés et les rendre disponibles à chacun des acteurs du soutien », conclut Mme Cannat.