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La gendarmerie sur le front des intempéries

Auteur : la capitaine Gaëlle Pupin - publié le
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Chutes de neige abondantes, pluies torrentielles, rafales de vent, tornade… Des épisodes climatiques extrêmes ont touché plusieurs départements dans la journée du 29 octobre, puis dans la nuit et la matinée qui ont suivi. En coordination avec les divers services départementaux de secours et techniques, les forces de gendarmerie se sont pleinement mobilisées afin d'assurer la sécurité des automobilistes et venir en aide aux personnes piégées par les intempéries.

Depuis le 29 octobre, d'importantes chutes de neige se sont abattues sur plusieurs départements. Le blocage des axes autoroutiers et routiers dans la Loire (42), le Puy-de-Dôme (63), la Nièvre (58) ou encore dans l'Allier (03) a nécessité l'engagement de nombreux gendarmes aux côtés des équipes départementales.

La neige a piégé plus de 2 000 véhicules sur les routes du Massif central et privé d'électricité 195 000 de foyers. 1 250 poids lourds et 700 voitures étaient encore immobilisés mardi 30 octobre au matin sur les différents axes.

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Mobilisation inter-services pour la sécurité des automobilistes

Dès le 29 octobre au matin, les premières chutes de neige ont recouvert les axes de circulation de la Haute-Loire, allant jusqu'à atteindre localement 50 cm d'épaisseur.

Toute la journée et la nuit suivante, plus de 140 gendarmes ont œuvré sans relâche, sur tous les axes du département, en particulier sur la N88 et les départementales adjacentes, pour faire face à cet épisode neigeux, dont l'ampleur a surpris de nombreux automobilistes.

En étroite coordination avec les services de la Direction interdépartementale des routes du massif central (DIR), le conseil départemental de la Haute-Loire et le SDIS43, les gendarmes ont procédé au stockage des poids lourds afin de faciliter le passage des différents moyens de déneigement et apporter le soutien nécessaire aux « naufragés de la route ».

Le centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie de la Haute-Loire a été saturé d'appels. Entre 10 h 30 et minuit, les trois opérateurs ont ainsi dû gérer le nombre record de plus de 1 000 appels !

500 « naufragés de la route » ont pu être évacués vers des points d'accueil mis en place par les mairies tout au long de la N88. Mardi 30 octobre au matin, les opérations se poursuivaient, au regard des nombreux véhicules abandonnés sur les axes. La reprise de la circulation s'est amorcée en début d'après-midi.

Anticipation et réactivité

En Ardèche, les unités, habituées à ce type d’événement, avaient été pré-alertées. Dès l'arrivée des premiers flocons, des patrouilles ont été mises en place pour dévier les poids lourds et assurer, en temps réel, la remontée des informations relatives aux difficultés rencontrées.

Le Centre opérationnel départemental (COD), activé par la préfecture, a émis des arrêtés préfectoraux restreignant l'accès des axes à certains véhicules non équipés de moyens spéciaux.

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Des gendarmes ont été postés aux principaux points d'accès à ces routes, afin d’informer le public des décisions préfectorales et interdire l’accès aux véhicules non autorisés.

Malgré ces précautions, les unités de gendarmeries, équipées de véhicules adaptés, ont réalisé pas moins de 30 interventions, en liaison avec les autres services de l’État, pour porter secours aux personnes en péril.

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Prévention et protection

Dans le même temps, le Var, placé en alerte orange pluie et inondations, subissait également les affres de la météo.

Face aux pluies diluviennes, une quarantaine de gendarmes de la compagnie de Gassin-Saint-Tropez ont œuvré, en prévention, pendant plusieurs heures, afin d'interdire l'accès aux axes submergés, tandis qu'une vingtaine d'hélitreuillages étaient réalisés par la sécurité civile et la gendarmerie afin de secourir les personnes bloquées par les eaux.

Sur la commune de Tanneron, c'est une mini-tornade qui s'est abattue, balayant tout sur son passage. Une soixantaine de logements ont été sinistrés. Les gendarmes de la compagnie de Draguignan ont rapidement mis en place un dispositif de sécurisation de la zone afin d’empêcher la commission d’actes malveillants.

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Rassurer la population

Également placée en vigilance orange depuis le 29 octobre au matin, puis rouge dans la soirée, la Corse a fait face à de forts orages et de violentes rafales de vent, allant jusqu'à 160 km/h, entraînant un arrêté préfectoral de confinement prévoyant la fermeture des commerces, des administrations, des crèches et des centres de loisirs à partir de 15 heures.

Le lendemain, l'heure était au bilan. Les dégâts matériels étaient nombreux (chutes d'arbres, éboulements, débordements de cours d'eau, ruptures de câbles EDF, coupures d'axes routiers) et plus de 20 000 foyers étaient privés d'électricité.

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Les unités de gendarmerie de Corse se sont mobilisées pour gérer les conséquences de la tempête et garantir la sécurité publique ainsi que la protection des populations et des biens.

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Dès le matin, des missions spécifiques de reconnaissance des axes routiers et du littoral ont été menées, de même que des patrouilles au contact de la population, afin notamment de la rassurer.

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