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Nouvelle-Calédonie : un référendum dans le calme

Auteur : la capitaine Céline Morin - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
Les patrouilles se sont intensifiées à travers le territoire pour s’assurer du bon déroulement du scrutin et être en mesure d’intervenir rapidement en cas d’incident.
© Sirpa Gend - CNE Elinor Boularand

Anticipées de longue date, les différentes étapes du référendum d’autodétermination, organisé en Nouvelle-Calédonie, ce dimanche 4 novembre, se sont déroulées sans incident. Les forces de sécurité sont restées mobilisées hier, lundi 5 novembre, pour sécuriser la visite du Premier ministre, Édouard Philippe, et de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

La gendarmerie nationale s’est préparée depuis plusieurs mois à ce rendez-vous historique du 4 novembre, tout d’abord en consolidant ses moyens sur place, que ce soit en termes de transmission, de géolocalisation des véhicules ou de renforcement de son maillage territorial.

À cet effet, les cinq escadrons déployés en permanence sur l’île ont été sanctuarisés au profit des unités territoriales.

En outre, pour garantir la mobilité des effectifs, tout en prenant en compte le risque balistique, le parc de véhicules blindés a été renforcé, tant quantitativement que qualitativement (dispositif de surblindage).

Toujours dans le domaine de la protection des personnels et de leurs familles, trente-trois emprises de gendarmerie ont fait l’objet, ces derniers mois, d’opérations de renforcement des protections passives.

Par ailleurs, si la manœuvre de sécurisation de cet événement s’est très largement appuyée sur l’ensemble des ressources du Comgend, dont les effectifs se sont pleinement mobilisés, celui-ci a reçu le renfort d’une cinquantaine de spécialistes dans différents domaines (administratifs, judiciaires, logistiques, de communication).

Trois escadrons supplémentaires ont également été projetés sur place pour répondre aux besoins d’intervention, portant à huit le nombre total d’unités de force mobile. Deux escadrons Serval, ainsi que 38 militaires spécialisés sont, en outre, placés en alerte en métropole.

Un important travail de planification a été conduit par le Centre de planification et de gestion de crise (CPGC) de la gendarmerie, en étroite liaison avec les Armées et la police nationale.

En amont des élections, les gendarmes ont notamment assuré la mission habituelle de prise en compte des procurations.

© Sirpa Gend - CNE Elinor Boularand

Près de1 000 gendarmes mobilisés

Le jour du vote a mobilisé, sous l’autorité du Haut Commissaire, quelque 1 000 gendarmes. Les patrouilles se sont intensifiées à travers le territoire pour s’assurer du bon déroulement du scrutin.

À la fermeture des bureaux, les gendarmes ont été chargés de récupérer et de transporter les plis contenant les bulletins de vote jusqu’au Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie.

Le jour du vote a mobilisé, sous l’autorité du Haut Commissaire, quelque 1 000 gendarmes. Les patrouilles se sont intensifiées à travers le territoire pour s’assurer du bon déroulement du scrutin.

© Sirpa Gend - CNE Elinor Boularand

Un scrutin dans le calme. Quelques incidents en soirée

Le scrutin s’est donc déroulé dans d’excellentes conditions sur l’ensemble du territoire, malgré quelques heurts localisés dans la banlieue de Nouméa et du Mont-Dore, après la fermeture des bureaux.

Les gendarmes mobiles, engagés pour rétablir l’ordre et désengager les axes entravés au Mont-Dore, ont essuyé des tirs d’armes à feu et des jets de projectiles divers. Aucun blessé n’est à déplorer.

Le scrutin s’est donc déroulé dans d’excellentes conditions sur l’ensemble du territoire, malgré quelques heurts localisés dans la banlieue de Nouméa et du Mont-Dore, après la fermeture des bureaux. Les gendarmes mobiles, engagés pour rétablir l’ordre et désengager les axes entravés au Mont-Dore, ont essuyé des tirs d’armes à feu et des jets de projectiles divers.

© Sirpa Gend - MAJ. F. Balsamo

Les forces de l’ordre sont restées mobilisées hier, lundi 5 novembre, pour sécuriser la visite sur l’île du Premier ministre, Édouard Philippe, et de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, qui s’est déroulée sans incident.