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PJGN : Workshop "Forensique : les sciences enquêtent"

auteur : PJGN et Bpubli - publié le
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Les 8 et 9 octobre, le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN) accueillait dans ses locaux, à Pontoise (95), des enseignants, chercheurs et doctorants de l’université de Cergy Pontoise et de l’école des sciences criminelles de Lausanne dans le cadre du workshop "Forensique : les sciences enquêtent" venant clôturer le cycle thématique "Risques, Société et Sécurité" (R2S) qui a débuté il y a deux ans.

L’Université de Cergy Pontoise (UCP) se penche depuis plusieurs années sur les problématiques de la forensique, science innovante émergente qui constitue une approche méthodologique générale des techniques d'investigation. Dans le but de créer un pôle francophone d'études de la sécurité et des sciences forensiques, l'UCP s'est rapprochée du PJGN et de l'école des sciences criminelles de Lausanne où ont été formés plusieurs officiers de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Le cycle thématique R2S, qui s’est déroulé sur deux ans, est un des outils qui a favorisé les liens et les échanges transdisciplinaires autour de ce thème.

En clôture du cycle R2S, une rencontre tripartite a eu lieu les 8 et 9 octobre au PJGN. La première journée a été consacrée à un workshop, ou atelier collaboratif, "forensique : les sciences enquêtent" visant à exposer aux chercheurs des trois institutions un point d'avancée sur les différents travaux de recherche.

À cette occasion, quatre personnels du PJGN sont intervenus. La cheffe d’escadron Marie-Laure Brunel-Dupin a évoqué "les sciences du comportement au service de la vérité, le contexte de l’audition", le capitaine Vincent Cuzuel a parlé de "l’approche bayésienne de l’interprétation des traces chimiques dans l’empreinte olfactive", le lieutenant François Bouchaud a traité le thème "IOT forensique : identification et classification de la preuve dans l’investigation criminelle", enfin, Madame Sophia Berkani a fait un point sur le projet européen Shuttle (basé sur la loi fondamentale de mise en évidence de traces).

Le lendemain, les représentants des 3 institutions ont pu visiter les laboratoires de l'UCP à Neuville (95), puis, l'école des sciences criminelles de Lausanne a partagé son expérience sur la création de formations dédiées à la sécurité et aux sciences forensiques.

En plus de resserrer les liens entre les institutions, cette rencontre a permis de clarifier la méthode de construction de l'école, d'identifier les moyens nécessaires pour y parvenir ainsi que de préparer un rétroplanning cohérent et réaliste.