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Défilé du 14 juillet : « agir ensemble »

Auteur : CEN Gaëlle Pupin - publié le
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Comme chaque 14 juillet, la Nation réunie a honoré celles et ceux qui ont pour mission d’assurer par la force des armes la défense de la patrie et la protection de ses intérêts supérieurs. Cette année, le défilé a notamment célébré l’attention portée aux blessés, qui doit animer les forces armées, et leur accompagnement vers la reconstruction.

Dès 6 h 00 du matin, les troupes sont à pied d'œuvre. La tenue se doit d'être impeccable, tout comme l'équipement : le sabre brillant, les armes propres, les motos rutilantes et les chevaux soigneusement préparés.

Une fois sur les Champs-Elysées, l'attente est un peu longue, mais les esprits sont aiguisés. La fierté de participer à cet évènement national est palpable.

Escorté par la garde républicaine lors de la revue des troupes, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est vu rendre les honneurs militaires, place de la Concorde, par le 1er régiment d'infanterie de la garde républicaine.

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Vers 10 h 30, la patrouille de France survole l'avenue des Champs-Elysées, marquant le départ du défilé à pieds.

Côté gendarmerie, c'est la 125e promotion de l'EOGN qui ouvre la marche. Baptisée « promotion du Centenaire », elle rend ainsi hommage aux cent années d’apprentissage et d’excellence dispensées au sein de l’École des officiers de la gendarmerie nationale. Ce défilé est un grand moment pour ces jeunes officiers. « Le 14 juillet est le moment le plus attendu de notre scolarité à l'EOGN, explique l'élève-officier Aurore Chambard. Poils qui se hérissent au son des tambours de la garde… fierté d'être applaudis par la foule… Après plusieurs jours de répétitions ponctués d'incertitudes, nous avons su être à la hauteur et dignes de représenter notre Institution et notre École. Je suis fière d'y avoir participé et d'avoir fait honneur à notre Arme. » Une impression partagée par l'élève-officier Benjamin Coumel : « La descente des Champs-Elysées a été conforme à mes projections. Après un départ marqué par une très forte concentration, j’ai rapidement été envahi par l’euphorie et l’excitation du moment.

La musique entraînante, les applaudissements du public nous ont portés. La fierté et l’immense honneur de défiler devant tous les Français nous ont fait ressentir, encore plus que d’habitude, ce sentiment d’union et de cohésion nationale. » Pour l'élève-officier Vincent Laubisse, ce défilé est également une grande première, qu'il attendait depuis longtemps. « C’est une consécration des militaires et plus globalement de tous ceux qui servent sous le drapeau. J’ai eu l’immense plaisir de croiser des camarades de l’Arme, que je connais de mes années de sous-officier, ainsi que mon frère, tous engagés pour assurer la sécurité du défilé avec leurs escadrons. Ce défilé restera un des plus beaux jours de ma carrière : la sensation ressentie durant la descente de la plus belle avenue du monde est indescriptible, c’est une grande fierté. Je suis également fier de notre Institution et de l’image qu’elle sait donner, notamment dans ces moments d’unité nationale. »

© Sirpa – MDL F. Garcia

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Quelques minutes plus tard, l'école de gendarmerie de Rochefort défile à son tour, afin de marquer les 20 ans de son existence. Par la formation initiale et continue des sous-officiers du Corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CSTAGN), elle contribue à l’efficience du soutien administratif et logistique des unités opérationnelles de la gendarmerie nationale quotidiennement engagées dans la lutte contre l'insécurité.

Elle est rapidement suivie par les 1er et 2e régiments d'infanterie de la Garde républicaine, chargés de la protection quotidienne des lieux de pouvoir de la République qu’ils relèvent du pouvoir exécutif, du législatif ou du judiciaire. Ils assurent également des services d'honneur pour les plus hautes autorités de l'État, ainsi que l'accueil des chefs d’État et de gouvernement en visite officielle en France.

Les 66 personnels du Centre national d'entraînement des forces de la gendarmerie (CNEFG), arborant la tenue 4S, marchent dans leur sillage, aux côtés de 5 gardes civils de l’unité d’action rurale de Logrono (Espagne) et 5 policiers/gendarmes de l’académie de police de Savatan (Suisse) avec qui le centre est jumelé. Le CNEFG assure, depuis maintenant 50 ans, des formations dans les domaines du rétablissement de l’ordre, de l’intervention professionnelle et du franchissement opérationnel au profit de toutes les unités de la gendarmerie nationale. Pour eux aussi, défiler sur cette avenue est tout un symbole… « C'est un immense honneur pour moi de porter le drapeau du CNEFG dans un si grand moment que le défilé du 14 juillet, explique le lieutenant Mickaël Rouvrais. » Un évènement à la hauteur des attentes de ces militaires, qui se sont entraînés chaque soir, après l'encadrement des stages dispensés au sein du centre. Une reconnaissance. Une fierté. « Avec toujours une pensée pour nos conjoint(e)s, qui nous soutiennent malgré les contraintes propres à notre métier. »

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Le public a ensuite pu admirer un défilé aérien, comprenant trois hélicoptères des forces aériennes de la gendarmerie nationale.

Le programme s'est poursuivi avec le passage des troupes motorisées, composées notamment d'un détachement d'instructeurs et d'élèves du Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR) de Fontainebleau et avec, en clôture, le régiment de cavalerie de la garde républicaine et sa fanfare.

Pour clore le défilé, une animation finale a mis à l’honneur, cette année, les blessés des armées, en écho à ceux de la Première Guerre mondiale qui avaient ouvert le défilé de la Victoire en 1919. Autour de l’étendard de l’Institution nationale des Invalides et des musiciens de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, les chorales d’écoles militaires ont pris place. Un drapeau français a été mis en place par des jeunes du service civique et du service national universel, en présence des militaires blessés, sportifs de haut niveau. La Marseillaise, chantée par l’ensemble des acteurs, a clôturé la scénographie.

À l'issue du défilé, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur a reçu les familles des gendarmes tués dans l'accomplissement de leur devoir, ainsi que les blessés et leurs familles, en présence du général d’armée Richard Lizurey.

Pendant ce temps, sur l'esplanade des Invalides, toutes les armées ont préparé des stands pour accueillir le public, venu en masse. La gendarmerie n'est pas en reste et leur fait découvrir les multiples facettes du métier de gendarme.