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Deux gendarmes des Yvelines sauvent 14 personnes d’un incendie

Auteur : Maud Protat-Koffler - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© BTA de Houdan-Maulette
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Alertés en pleine nuit pour un incendie, les gendarmes Joann Sylvestre et Geoffrey Moisseron, de la brigade territoriale autonome de Houdan-Maulette, ont évacué avec sang froid, début avril, 14 personnes, dont 5 enfants, en proie aux flammes.

Les faits remontent à la nuit du lundi 1er au mardi 2 avril dernier. Alors que les gendarmes Joann Sylvestre et Geoffrey Moisseron, de la brigade territoriale autonome de Houdan-Maulette, rédigent leurs comptes rendus de fin de service, le Centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie des Yvelines leur signale des feux de poubelles dans le centre-ville de Houdan.

Il est 2 h 45. Les deux militaires se rendent immédiatement sur les lieux. En remontant la Grand-rue, ils constatent effectivement la présence de plusieurs poubelles embrasées. Mais quelques mètres plus loin, « un feu beaucoup plus intense que les précédents commence à prendre sur la façade » d’un immeuble de deux étages, abritant une brasserie.

Les flammes atteignent le premier étage

Le gendarme Moisseron s’attaque d’abord aux flammes à l'aide de l'extincteur dont dispose le véhicule de service. La manœuvre est sans effet. Les deux hommes décident d’enfoncer la porte et de procéder à l’évacuation des deux étages.

« Nous évacuons 14 personnes, dont 5 enfants que nous porterons dans nos bras afin de les protéger des flammes, qui commencent à prendre dans l'encadrement de la seule issue de l'immeuble », relatent les deux gendarmes.

Les pompiers arrivent après l’évacuation et procèdent à l'ouverture du seul appartement auquel Joann et Geoffrey n’ont pas eu accès. « Il s'agissait de l'appartement situé juste au-dessus du plus gros du feu », indiquent-ils. L'appartement en question se révèle être vide.

« C’était la première fois que nous étions confrontés à une telle situation »

Le soir même, les pompiers lèvent toute inquiétude sur l’état de santé des victimes. « Il paraît qu'un des pères de famille aurait dit en commentaire sur les réseaux sociaux vouloir nous inviter au restaurant », confie l’un des gendarmes.

Affectés à la brigade de Houdan depuis début 2016, Joann et Geoffrey affirment ne jamais avoir été confrontés à un tel feu : « En de telles circonstances, on prend conscience de situations qui peuvent être très courantes pour nos camarades pompiers. »

Félicités par leur hiérarchie, les deux gendarmes n’ont toutefois pas immédiatement pris conscience de ce qu’ils venaient d’accomplir : « Il a fallu quelques jours avant d'en prendre la pleine mesure et de réaliser que tout ne s'était joué qu'à quelques minutes. »