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El PAcCTO ou comment lutter contre la criminalité organisée sud-américaine

Auteur : le capitaine Eric Costa - publié le
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© Gendarmerie nationale

Le 6 mars, l’OCLAESP a accueilli à la DGGN une délégation d’une quinzaine de membres de forces de l’ordre de pays d’Amérique Latine. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de l’initiative EL PAcCTO, financée par l’Union européenne et lancée en avril 2017, dont l’objectif est de lutter contre la criminalité organisée sous toutes ses formes entre le continent sud-américain et l’Europe. Elle a pour principaux axes d’effort la coopération policière, le renforcement de la chaîne pénale et la modernisation de l’administration pénitentiaire.

L’objectif principal du programme EL PAcCTO est de renforcer la coopération policière et judiciaire en Amérique Latine, afin de lutter plus efficacement contre le crime organisé et de moderniser le fonctionnement des systèmes pénitentiaires pour les rendre plus efficients et respectueux des droits humains.

Ce programme régional pour la sécurité citoyenne et l’État de droit en Amérique Latine, d’une durée de 48 mois et doté d’un budget de près de 20 millions d’euros, intervient sur les différentes formes de crime organisé : trafics de drogues, traite des êtres humains, crimes environnementaux, phénomènes de gangs, séquestrations et enlèvements, corruption, blanchiment, etc.

L’OCLAESP, en tant que pilote de la priorité européenne portant sur la criminalité environnementale (EMPACT ENVICRIME), a œuvré en lien avec le SEPRONA, service spécialisé en environnement de la Garde Civile espagnole, pour développer les synergies entre les deux projets. L’objectif étant de créer un réseau d’experts des services répressifs entre les deux continents.

Ce rapprochement s’était déjà matérialisé par la participation de l’OCLAESP au séminaire régional de coopération des pays d’Amérique Centrale et du Sud qui s’est tenu à Bogota (Colombie) en novembre 2018, puis par une mission de formation et d’échanges en Guyane, sur la thématique de la criminalité environnementale, à laquelle ont participé plusieurs pays d’Amérique Latine.

Les échanges vont se développer en 2019 et des actions opérationnelles conjointes de lutte contre les crimes environnementaux sont envisagées, particulièrement dans le département français de la Guyane, aux frontières avec le Brésil, le Guyana et le Surinam.