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G7 : les premières dames en visite à Espelette et à Cambo-les-Bains

Auteur : le commandant Céline Morin - publié le
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Arrivée de la délégation à Espelette.
© RGNA - LTN (ESR) Théo Hébert

En marge du sommet du G7, Brigitte Macron et cinq des conjointes présentes à Biarritz ont profité de cette journée dominicale pour visiter la commune d'Espelette, avant de se rendre à la Villa Arnaga, demeure exceptionnelle d'Edmond Rostand, à Cambo-les-Bains. Un temps fort pour le Groupement tactique gendarmerie en charge de ce secteur.

Il est 10h30 quand la première escorte, conduite par les motocyclistes de la gendarmerie, se gare au pied de la mairie d'Espelette. Brigitte Macron est la première à arriver, pour accueillir la Japonaise Akie Abe, l'Australienne Jenny Morrison, la Chilienne Cecilia Morel et la conjointe du président du Conseil européen, Malgorzata Tusk, puis, dans un dernier convoi, comprenant notamment une équipe d'intervention du GIGN, la première dame américaine Melania Trump.

Accueillies par le maire du village, les dames assistent brièvement à une démonstration de pelote basque, avant de déambuler dans la rue principale, au milieu des badauds, s'arrêtant dans quelques commerces afin de découvrir les produits locaux, puis dans un champ de piments, pour enfin assister à un concert de chants basques dans l’église Saint-Étienne et repartir en convoi en direction de la villa Arnaga, à Cambo-les-Bains.

À l'exception du dispositif de sécurité rapprochée de la Présidence de la République et des services américains, tout autre dispositif est invisible à ces six hôtes de marque, comme aux touristes, si ce n'est les cavaliers de la garde républicaine en limite du village et les escortes motocyclistes de rigueur.

Un important dispositif de sécurisation

Pourtant, cette visite a nécessité la mise en place d'un important dispositif de sécurisation, à la main du Groupement tactique de gendarmerie (GTG) en charge de ce secteur, renforcé pour l'occasion par des effectifs prélevés sur d'autres GTG.

La manœuvre est pilotée depuis le véhicule de commandement du GTG, installé à Espelette, tandis qu'un deuxième P.C. en miroir est installé sur le deuxième site, grâce au déploiement d'un véhicule LOHR reconfiguré en poste de commandement, avec tous les équipements idoines.

Il est à peine 6 heures du matin quand le dispositif de la gendarmerie se met en place tout au long de l'itinéraire que doit emprunter le convoi de Madame Macron et de cinq des conjointes, ainsi que sur les deux sites de leur visite, à Espelette et à Cambo-les-Bains.

Un temps opérationnel fort qui mobilise quelque 350 gendarmes départementaux, d'active et de réserve, pour sécuriser l'ensemble de l'itinéraire et la commune d'Espelette.

Présents à hauteur de huit escadrons au total, en réserve d'intervention dans les deux villages, les gendarmes mobiles se voient également confier la sécurisation de la Villa Arnaga, à Cambo-les-Bains, dont le périmètre est plus boisé. L'accès au site ayant été complètement bouclé, contrairement au village d'Espelette, les gendarmes mobiles forment une bulle hermétique, avec l'appui des cavaliers de la garde républicaine, mobilisés à hauteur de quatre escouades sur les deux communes, et des motocyclistes tout-terrain, également en patrouille aux abords d'Espelette.

Dans ce petit village, réputé pour son fameux piment, les parkings ont été vidés et le stationnement et la circulation interdits, nécessitant la mise en place de barrages aux points d'entrée.

Toutefois, la ville reste accessible aux piétons par un « sas », où les gendarmes contrôlent les sacs et passent les visiteurs au détecteur de métaux.

La déambulation dans le village, en présence d'habitants et de touristes, nécessite la mise en place d'un dispositif discret. Ce sont donc trente gendarmes départementaux en costume, identifiables à leur carte professionnelle suspendue à leur cou, qui assurent le cordon de sécurité, en appui des services du GSPR.

Tous les moyens spéciaux de la gendarmerie

La proximité de points hauts nécessite par ailleurs la mise en place d'un important dispositif aérien. Des hélicoptères des forces aériennes de gendarmerie effectuent la reconnaissance aérienne des sites et le suivi du convoi. Six équipes de télépilotes de drone, également en mesure de capter et de retransmettre des images et quatre équipes de lutte anti-drone sont également réparties sur les deux sites.

Le Pic du Mondarrain, situé non loin de là, est par ailleurs interdit d'accès et tenu par les militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne.

Huit équipes cynophiles, dont deux en réserve d'intervention à Cambo-les-Bains, sont également engagées sur le dispositif, principalement sur les axes.

En réserve également, un groupe d'intervention du GIGN, la cellule nationale d'appui à la mobilité et l'engin de dépannage CBH.

Retour sur Biarritz

Après un déjeuner à la villa Arnaga, où les a rejointes Adèle Malpass, épouse du président de la Banque mondiale, la visite des conjointes a pris fin vers 15h30 avec le départ des convois en direction de Biarritz selon le même dispositif de sécurisation... Et avec lui la levée progressive du dispositif et la fin d'un engagement sans faille des militaires de la gendarmerie.