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La détection d'explosifs se développe en gendarmerie

Auteur : P.I.A.M avec BPubli - publié le
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S'adaptant sans cesse à la menace, la gendarmerie souhaite déployer la technicité « reco-NEDEX » aussi bien dans les unités de gendarmerie départementale que dans les escadrons de gendarmerie mobile. Initialement dispensée par les Armées, cette formation a été réorientée en interne afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de l'Institution.

La menace terroriste omniprésente expose de plus en plus à des atteintes au moyen d'explosifs. Premier maillon de la gestion de la menace MUNEX (Munitions et Explosifs), le reco-NEDEX contribue à la sécurisation des interventions en identifiant les risques et en prenant les premières mesures de sécurité.

Réorientation oblige, les « reco-NEDEX gendarmerie » intègrent désormais les problématiques judiciaires que sont la procédure pénale, la police technique et scientifique, le rôle du Plateau d'investigations sur les explosifs et les armes à feu (Pixaf), etc.

Ces spécialistes sont en mesure de conseiller les enquêteurs dans leurs investigations liées aux armes et aux explosifs, y compris artisanaux. De fait, ils intègrent d’office le réseau « arme/explosif » créé par le Bureau des Affaires Criminelles dont la doctrine sera finalisée très prochainement.

Du lundi 14 au vendredi 25 janvier, vingt et un militaires déjà qualifiés « moniteurs reco-NEDEX » ont participé, sur le camp de Beynes (78), au premier recyclage gendarmerie de leur technicité.

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Placés sous la conduite d’un gendarme affecté au Pôle Interarmées MUNEX (49), les stagiaires ont enchaîné cours théoriques et séances pratiques en abordant un large panel de leurs missions : de l’assistance à perquisition à la gestion d’une tuerie de masse par des primo intervenants. Ils ont également assisté à une séance de mise en œuvre d’explosifs par la cellule dépiégeage du GIGN.

Ces moniteurs recyclés vont ainsi pouvoir qualifier de nouveaux reco-NEDEX en autonomie, soit à l’occasion de l’un des trois stages programmés en 2019 sur le camp de Beynes, soit d’initiative au niveau régional.

L’objectif est de déployer cette technicité aussi bien dans les unités de gendarmerie départementale que dans les escadrons de gendarmerie mobile.

Avec cette nouvelle qualification, la gendarmerie nationale est devenue autonome dans sa ressource en personnels EOR, ou Explosive Ordnance Reconnaissance, selon la dénomination de l’OTAN.