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Apologie du terrorisme : le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale mobilise une « task force »

Auteur : Gendarmerie nationale - publié le
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© SCRC

Face à l'augmentation des signalements survenue à la suite de l'assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre dernier, le service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale a mobilisé une "task force", chargée d'analyser les signalements dont elle est destinataire, afin de qualifier les infractions constatées, puis d'identifier et de localiser les auteurs des propos incriminés. Depuis sa mise en place, elle a ainsi reçu près de 4 000 signalements, dont plus de 50 ont déjà donné lieu à l'ouverture d'une procédure judiciaire.

Le 16 octobre dernier, Samuel Paty, professeur dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (78) était assassiné. Un acte dont les motivations ont justifié la saisie du parquet national anti-terroriste.

Depuis les faits, de nombreux commentaires sont diffusés, notamment sur Internet, sur des forums de discussion et sur les réseaux sociaux. Des personnes se pensant à l'abri de toute répression, "cachées" derrière leurs écrans, commentent certaines publications en soutenant ou en justifiant l'action du terroriste, entraînant une recrudescence des signalements en ligne auprès de la Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (PHAROS), commune à la gendarmerie et à la police nationales.

Une « task force » pour analyser chaque signalement

Au sein du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), le Service central de renseignement criminel (SCRC) a mobilisé une "taskforce", armée par des officiers de police judiciaire, pour analyser chaque signalement transmis par le bureau de la lutte anti-terroriste de la sous-direction de la police judiciaire au Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), composante Cyber du SCRC.

Chaque jour, plusieurs centaines de signalements sont ainsi traités en vue de qualifier les infractions constatées, puis de détecter, d'identifier et de localiser les auteurs de ces propos apologétiques ou provocateurs de terrorisme.

Près de 4 000 signalements reçus

Depuis le 16 octobre, près de 4 000 signalements ont ainsi été adressés au SCRC, dont plus de 50 ont déjà donné lieu à l'ouverture d'une procédure judiciaire, confiée aux unités de recherches compétentes de la gendarmerie nationale, mettant en lumière les capacités du service à mobiliser ses ressources pour faire face à des événements exceptionnels.