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Carrefour s’associe à la gendarmerie pour lutter contre les violences conjugales

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Ce mardi 24 novembre, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, le Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), le général d’armée Christian Rodriguez, et les représentants de Carrefour étaient réunis dans un hypermarché du groupe, à la Ville-du-Bois, dans l'Essonne. Ensemble, ils ont signé une convention pour agir conjointement contre les violences conjugales.

À la veille de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, c’était l’effervescence dans le centre commercial de la Ville-du-Bois ! Marlène Schiappa s’est en effet rendue, en fin de matinée, dans le magasin, afin de lancer officiellement le partenariat entre Carrefour et la gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte contre les violences conjugales.

Lors du premier confinement, les deux entités s’étaient déjà associées dans le cadre de l’opération #Répondre Présent. Des points d’accueil avaient notamment été mis en place dans une trentaine de centres commerciaux du groupe, pour que les associations conseillent et orientent les victimes.

Dans le cadre du reconfinement, la marque a réaffirmé son engagement, en remettant des points d’accueil en place, en communiquant au sein de ses magasins sur les différents dispositifs existants pour les victimes et en leur offrant des kits d’urgence, comprenant notamment des produits d’hygiène et pour bébé. Mais ce mardi 24 novembre, Carrefour et la gendarmerie nationale ont décidé d’aller plus loin !

Des dispositifs de prévention plus visibles

À son arrivée, la ministre s’est vu présenter, par la colonelle Karine Lejeune, commandant le groupement de gendarmerie départementale de l’Essonne, le poste de gendarmerie avancé, créé en mars 2019.

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Placé à l’accueil du magasin, il permet d’accueillir les victimes dans un lieu plus neutre que la brigade et de faciliter ainsi la démarche du dépôt de plainte. Tenant une permanence aux heures de pointe, les gendarmes sont ainsi visibles et disponibles pour le flux de 5 000 personnes, en moyenne, transitant durant ces tranches horaires devant le poste pour aller faire ses courses.

Dans un deuxième temps, Amélie Oudéa-Castéra, directrice e-commerce de Carrefour, a présenté à la ministre et au DGGN, la bannière d’accueil qui allait être mise en ligne le jour même sur le site Carrefour.fr. À travers le bouton « Je signale », toute victime pourra désormais être redirigée sur le Portail de signalement des violences sexuelles et sexistes (PVSS), afin d’alerter les forces de l’ordre de sa situation. La bannière rappelle également qu’une écoute est disponible au 3919. D’un simple « clic », Marlène Schiappa l’a officiellement activée sur la page d’accueil du groupe.

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Visité par plus de 15 millions de personnes par mois et faisant l’objet d’une augmentation notable des commandes en ligne durant le confinement, le site va permettre de donner également davantage de visibilité à ces outils de prévention. « Le groupe Carrefour est fier de s’engager au côté du Gouvernement et de la Gendarmerie nationale dans la lutte contre les violences conjugales. Permettre aux femmes qui en seraient victimes de se signaler en toute sécurité et en toute discrétion, lorsqu’elles font leurs courses sur notre site Internet, est une façon inédite de mettre le digital au service de cette cause », s’est félicitée Mme Oudéa-Castéra.

Agir ensemble à plus long terme

Pour poursuivre en ce sens, la ministre, le DGGN et la représentante du groupe Carrefour ont signé une convention de partenariat. À travers celle-ci, le groupe Carrefour s’engage à relayer des messages de prévention, élaborés en lien avec la gendarmerie, pour mieux protéger et accompagner les usagers. Ces informations pourront notamment être diffusées via des flyers et des messages vocaux, mais aussi être apposées au niveau des parkings, sur des autocollants dans les vestiaires des personnels, sur les étiquettes de produits, sur les sachets de baguettes ou encore sur les cabas, à l’image du dispositif R-Mess initié par la gendarmerie des Vosges.

Les campagnes de sensibilisation feront l’objet d’échanges préalables entre les protagonistes. Elles porteront sur diverses thématiques, ciblées en fonction des périodes de l’année ou des phénomènes de délinquance constatés. « Le ministère de l’Intérieur est vraiment très heureux, à la veille du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, de lancer avec Carrefour ce beau dispositif, qui illustre vraiment l’engagement de toute la société pour éradiquer ce fléau des violences conjugales! », s’est exprimée la ministre.