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Confinement : les locations saisonnières interdites sur le littoral

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© GGD 30

Alors que de nombreuses régions ont pris des arrêtés pour interdire toute location saisonnière en cette période de crise sanitaire, certains vacanciers n’hésitent pas à y déroger, comme ont déjà pu le constater les gendarmes du Finistère.

En pleine période de vacances scolaires, alors que le confinement a été prolongé jusqu’au 11 mai, de nombreux départements ont redouté un afflux de touristes. Ces derniers pourraient en effet faciliter la propagation du coronavirus et entraîner une forte tension des services hospitaliers, dans des régions plutôt épargnées jusqu’ici.

Aussi, sur la quasi-totalité du littoral, des arrêtés préfectoraux ont été pris pour interdire les locations touristiques et saisonnières dans les villes côtières. Mais ces mesures locales et le renforcement des contrôles annoncé par le ministre de l’Intérieur n’ont pas découragé certaines personnes, pour qui « vacances de Printemps » semble rimer avec « dé-confinement »… au risque de se voir verbaliser et d’être obligées de rentrer !

Vacances confinées, contrôles renforcés

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C’est le cas de ce couple de Parisiens, installé dans une maison en location sur la côte nord du Finistère, malgré un arrêté d’interdiction du préfet. Ayant d’abord loué dans les Côtes d’Armor, où leur véhicule a été dégradé, ils ont décidé de trouver une autre location dans le Finistère, faisant fi des mesures de confinement et de l’arrêté s’y appliquant. Le 18 avril dernier, alertés par un riverain qu’ils venaient de contrôler, les gendarmes de la compagnie de Morlaix verbalisent le couple et la propriétaire du logement. Les deux vacanciers ont été sommés de rentrer chez eux.

Et ce ne sont pas les exemples qui manquent sur la côte. Les gendarmes ont ainsi eu affaire à une famille ayant loué une maison après avoir mal supporté la cohabitation avec des proches, à un couple de sexagénaires qui faisait des allers et venues entre leur résidence principale et celle secondaire, située à 600 km de là, ou encore à une famille qui avait décidé initialement de s’installer dans le Sud-Ouest de la France, avant de changer d’avis et de rejoindre la Bretagne début avril.

Zones touristiques sous surveillance

Les locations de type AirBnb, les gîtes, les campings et autres hébergements saisonniers se trouvant dans les zones touristiques font ainsi l’objet d’une vigilance particulière de la part des gendarmes locaux. Mieux vaut rester chez soi, comme le préconise le gouvernement car, au-delà de la verbalisation, ceux qui auraient bravé le confinement et l’arrêté ne sont pas autorisés à rester. Si, malgré tout, ces vacanciers ne souhaitent pas refaire leurs valises, la récidive peut être retenue, soit une amende de 200 € dans les quinze jours suivants et la constatation d’un délit au-delà.

Parallèlement, les gendarmes poursuivent les contrôles sur le littoral, que ce soit sur les axes mais aussi sur les chemins plus escarpés, les plages et les îles. Les unités de gendarmerie locales sont appuyées par des moyens spécifiques, qu’il s’agisse des vedettes de la gendarmerie maritime et de la brigade nautique, des patrouilles équestres ou encore des hélicoptères et des drones.