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Déconfinement : les gendarmes accompagnent la reprise des transports en commun

auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
© Gendarmerie de Seine et Marne

Dans le cadre du déconfinement, les gendarmes sont mobilisés partout en France, et notamment en région parisienne, afin d’accompagner les voyageurs empruntant les transports en commun et de s’assurer que les mesures gouvernementales évitant la propagation du virus sont respectées.

Depuis lundi 11 mai, face à la reprise du trafic sur l’ensemble du territoire national, les gendarmes investissent les transports collectifs.

Se déplacer sans propager le virus

Dans les trains, au sein des gares ou sur les lignes de bus, les gendarmes sont présents aux côtés des contrôleurs et des agents. Ils s’assurent du respect de la règle de distanciation sociale et des gestes barrières, par ailleurs rappelés sur les signalétiques mises en place par les opérateurs de transport. Ils veillent également à ce que les usagers portent bien un masque, comme le prévoient les nouvelles mesures gouvernementales pour toute personne âgée de plus de 11 ans.

Durant les premiers jours du déconfinement, en lien avec les collectivités territoriales et les opérateurs de transport, les militaires en ont d’ailleurs distribué aux abords des gares et des stations, afin de responsabiliser le plus grand nombre. Par ailleurs, des bornes de gel hydro-alcoolique ont été déployées, les rames sont plus régulièrement nettoyées et des autocollants indiquent où se placer pour respecter la distanciation sociale durant le trajet.

En Île-de-France, tous mobilisés

Si les zones urbaines les plus denses comportent davantage de services de transports collectifs, c’est aussi là où la reprise du trafic durant la crise peut être plus difficile à gérer. Les conventions déjà existantes entre la gendarmerie nationale et la SNCF ou encore avec île-de-France Mobilités prennent ici tout leur sens. Ainsi, depuis le déconfinement, des patrouilles de gendarmes d'active, renforcés par des réservistes, sécurisent à nouveau les différents trajets et s’assurent du respect des mesures liées à la crise sanitaire, dans les TER, les RER et les bus de la région.

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Une dizaine d’escadrons de gendarmerie mobile sont également engagés dans la capitale au profit de la préfecture de police. En plus des missions traditionnelles qui leur sont dévolues, telles que la garde des palais ou Vigipirate, ils sécurisent la reprise des transports dans les gares parisiennes de TGV et de RER, ainsi que dans les nombreuses stations de métro.

De nouvelles attestations

Les gendarmes multiplient également les contrôles afin de s’assurer que chacun fait preuve de civisme et se plie aux nouvelles règles énoncées par le gouvernement. Les personnes voyageant au-delà de 100 km en dehors de leur département de résidence doivent ainsi disposer d’une déclaration de déplacement.

De la même manière, les usagers des transports collectifs se déplaçant à Paris et en île-de-France aux heures de pointes (en semaine entre 6 h 30 et 9 h 30 puis entre 16 heures et 19 heures) doivent être munis d’une attestation employeur pour les salariés ou d’une auto-attestation en cas de motif impérieux.

Dans le même esprit, pour éviter les afflux massifs de voyageurs dans les trains et les gares, la SNCF a institué des « coupons de circulation », dont le nombre est limité. Ces derniers sont obligatoires pour les personnes voyageant en TER, sur certains trajets déterminés en fonction des cinq régions concernées, comme le détaille le média LCI : l’Occitanie, les Hauts-de-France, le Centre-Val-de-Loire, la Normandie, et la Bourgogne-Franche-Comté. Ces coupons numériques gratuits sont à réserver, jusqu’à trois jours avant le trajet, via l’application Assistant SNCF.

Risque de sanction

Après avoir fait preuve de tolérance et de pédagogie durant les deux premiers jours du déconfinement, les militaires sont à présent en droit de verbaliser en cas de manquement. Ainsi, depuis mercredi 13 mai, les personnes ne portant pas de masque dans les transports collectifs ou ne détenant pas l’une des attestations lorsqu’elle s’avère nécessaire risquent une amende de 135 euros.