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Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : un hommage national

Auteur : Pablo Agnan - publié le
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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, prononce l'éloge funèbre devant les cercueils des trois gendarmes.
© GND F. Garcia

D’Ambert à Marseille, en passant par la Réunion, Issy-les-Moulineaux ou encore Nantes et Châlons-en-Champagne, tous les gendarmes ont honoré aujourd’hui, à 14 h 30 précises, la mémoire de leurs trois camarades tués en intervention, le 23 décembre dernier. Retour en images sur un hommage national.

Il n’y a pas que la pluie qui s’abattait sur toutes les casernes de France. La tristesse et l’émotion, également, pourfendaient les visages des gendarmes et des élus lors des cérémonies en mémoire aux trois militaires tués à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme (63).

Ce lundi 28 décembre, tous les drapeaux étaient en berne. À 14 h 30 précises, tous les gendarmes du territoire se sont mis au garde-à-vous, pour saluer une dernière fois leurs frères d’armes.

La cérémonie principale se déroulait à Ambert (63), là où travaillaient les gendarmes, en présence des plus hautes autorités. Elle a commencé par une remise de médailles à l’adjudant-chef Boyon, affecté au PSIG d’Ambert et blessé lors de cette fameuse intervention. C’est avec les yeux remplis de larmes qu’il s’est vu décorer de l’insigne de chevalier de la Légion d'honneur, de la médaille de la gendarmerie nationale et de la médaille d’or de la sécurité intérieure par le général d’armée Christian Rodriguez.

Vers 14 h 30, les cercueils du lieutenant Morel, de l’adjudant Dupuis et du brigadier Mavel, sont arrivés sur la place au son des tambours, revêtus du drap mortuaire tricolore, sous le regard de nombreux gendarmes, mais aussi de la ministre des Armées, Florence Parly, et du ministre de l’Intérieur. Dans son éloge funèbre, Gérald Darmanin a rendu un vibrant hommage aux militaires tués, mais aussi à l’ensemble de l’Arme : « Quand on est gendarme, il n’y a pas d’intervention banale. Toute intervention, même la plus anodine en apparence, est susceptible de basculer vers le drame (…). C’est le risque et la noblesse de la mission, celle qui s’attache aux héros du quotidien », avant de conclure : « première ligne et dernier recours. » Ils sont tombés pour protéger la population.

Au même moment, les préfets faisaient lecture, dans les différentes casernes chefs-lieux, d’un message officiel.

Les trois gendarmes ont été décorés des plus hautes distinctions, dont la Légion d'Honneur, la médaille de la gendarmerie nationale avec palme de bronze, celle de la sécurité intérieure et cités à l'ordre de la Nation. La médaille militaire a été conférée aux sous-officiers Rémi Dupuis et Arno Mavel. Cyrille Morel est promu lieutenant-colonel, Rémi Dupuis est promu major et Arno Mavel est promu gendarme. 

Ces trois héros, « tombés comme ils ont vécu, en gendarmes, en soldats de la république », ont quitté la place d’armes sur la solennelle « Marche funèbre ».