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Le dispositif de gestion des événements, ou la transformation de l’organisation de la gendarmerie autour de la fonction intervention

Auteur : Sirpa Gendarmerie - publié le
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Cet outil d’analyse et de visualisation cartographique, progressivement déployé dans les groupements de gendarmerie, permet au chef opérationnel d'ajuster l'organisation du service dédié à la gestion des interventions, en optimisant le juste besoin au regard des données opérationnelles passées.

Le Dispositif de gestion des événements (DGE), que la gendarmerie déploie progressivement dans plusieurs dizaines de départements, consiste à transformer l’organisation de la gendarmerie nationale autour de la fonction intervention.

Il vise à atteindre trois objectifs : améliorer la qualité et la sécurité des interventions ; dégager des marges de manœuvre opérationnelles réinvesties sur les autres fonctions de sécurité du quotidien (contact, prévention de proximité, renseignement, empreinte au sol) ; et, enfin, contribuer au bien-être des gendarmes, à la sécurité des interventions et à la diminution des astreintes inutiles.

Un algorithme optimise le juste besoin

Le dispositif repose à la fois sur une innovation organisationnelle et sur une innovation technique, qui permet la première. Concrètement, le commandant de groupement de gendarmerie départementale peut désormais analyser, à partir des données issues des interventions du passé, le nombre de patrouilles nécessaires pour assurer la fonction intervention sur un territoire donné et sur une période de temps (certains jours de la semaine, nuit, journée ou partie de journée…). Un algorithme optimise le juste besoin en fonction des positions choisies.

Grâce à cet outil d’analyse et de visualisation cartographique, le chef opérationnel peut décider, en toute connaissance de cause, d’organiser un service dédié à la gestion des interventions, en répartissant équitablement la charge sur les unités de son choix.

Concrètement, cela permet d’optimiser le nombre de patrouilles « sur roue » nécessaire à la gestion des interventions (appels 17), et ainsi d’améliorer la capacité de prise en compte de ces interventions, tout en limitant les astreintes au strict nécessaire. Certains groupements ont fait le choix de systématiser la présence de trois militaires afin de mieux sécuriser les interventions.

Se reconcentrer sur le contact avec la population et la prévention

Dans le même temps, d’autres patrouilles sont déchargées de la fonction intervention et peuvent se reconcentrer sur le contact avec la population et la prévention. Enfin, la mise en œuvre d’un DGE garantit des temps de récupération physiologique à l’issue des services nocturnes, tout en augmentant le nombre de gendarmes disponibles la journée, pour effectuer les missions de sécurité du quotidien.

In fine, le traitement algorithmique des données permet d’optimiser les contraintes, pour mieux remplir la mission : une transformation au profit de la population !


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