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Le ministre de l’Intérieur à la rencontre des élus et des gendarmes de la Marne

Auteur : CABCOM RGCA - publié le
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© GEND/SIRPA/F.GARCIA

Lundi 14 septembre, à Châtilllon-sur-Marne (51), Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a rencontré les élus du département, en présence du général d’armée Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale. La discussion portait notamment sur les enjeux de sécurité en milieu rural.

À l’initiative de cette rencontre entre le ministre de l’Intérieur et les élus de son département, Aïna Kuric, députée de la 2e circonscription de la Marne, a accueilli les participants. Puis, le maire de Châtillon-sur-Marne, José Pierlot, a présenté la commune et son histoire. Ces deux interventions ont permis de contextualiser les enjeux de sécurité touchant le territoire : à savoir la problématique particulière des installations illicites des gens du voyage, et celle des atteintes aux biens en cette période post-vendanges.

Une situation complexe

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a insisté sur le fait que la sécurité n'était pas réservée aux grandes villes, bien que les médias focalisent leur attention sur les problématiques urbaines. Il a proposé trois dispositifs afin d'améliorer la situation sécuritaire des communes rurales :

- la possibilité de créer des centres de vidéo-protection en mutualisant les moyens entre communes ;

- la lutte contre les stupéfiants, qui doit se faire aussi en milieu rural ;

- la création d'une amende forfaitaire en cas d'installation illicite des gens du voyage (somme fixe par caravane installée par exemple).

Élus et représentants de la société civile ont ensuite pu poser des questions au ministre et exprimer leur ressenti quant aux solutions proposées. La situation locale est complexe, car les gens du voyage installés illégalement sont à la fois une source de troubles à l'ordre public et une main d’œuvre dans le cadre des vendanges. Les intervenants s’accordent sur la nécessité d'avoir une démarche holistique et de prendre en compte tous les enjeux socio-économiques locaux, afin de trouver une solution à ces installations illicites.

Élus et gendarmes doivent travailler en étroite collaboration

Le rôle du maire dans la lutte contre l’insécurité a également été abordé. Il est ressorti des échanges que les maires ne dénonçaient pas systématiquement les infractions dont ils avaient connaissance ou dont ils étaient victimes. Or, il est nécessaire que les gendarmes soient informés de ces faits délictueux commis sur leur circonscription, et donc qu’élus et gendarmes travaillent en étroite collaboration. Le général d’armée Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale, a insisté sur le fait que les élus ne devaient pas s'exposer inutilement, mais passer le relais aux gendarmes.

Des élus qui ont d'ailleurs souligné l'étroitesse des liens qui les unissent aux gendarmes locaux sur le territoire de la Marne. Ces liens se traduisent par plusieurs dispositifs, comme les cafés fermes, les communes participation citoyenne, les référents élus..., ainsi que l'ont rappelé le général Christian Rodriguez et le général Bruno Louvet, commandant la région de gendarmerie de Champagne-Ardenne et le groupement de la Marne.

La volonté locale est d'aller encore plus loin en renforçant tous ces dispositifs. Les élus ont toutefois regretté que les effectifs de la gendarmerie ne soient pas augmentés, doutant que les caméras de vidéo-protection aient la même efficacité. Le ministre a réagi à cette dernière requête en annonçant que cette année, pour la première fois depuis 15 ans, les réductions d'effectifs au sein du ministère de l'Intérieur concerneraient l'échelon central et non les unités de terrain.

À l’issue de cette rencontre officielle, le ministre de l’Intérieur s'est rendu à Reims, pour y prolonger cette séquence avec les policiers. Dans le même temps, l’échange s’est poursuivi entre le général Christian Rodriguez et les gendarmes présents sur le dispositif.

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