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Marne : interpellation d’un homme retranché avec l’appui du GIGN

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© CGD d’Épernay

Un important dispositif a été engagé, samedi 14 novembre, pour appréhender un homme retranché dans son appartement avec sa belle-fille. Les militaires de la compagnie d’Épernay ont été renforcés par des négociateurs régionaux et une équipe d’intervention spécialisée du GIGN.

Vendredi 13 novembre, peu avant minuit, le Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) reçoit l’appel d’une femme habitant à Romilly, dans la Marne. Sa mère, menacée par son ex-conjoint, avec qui elle cohabiterait toujours depuis leur séparation récente, se serait enfuie avec l’une de ses filles, laissant l’autre, âgée de 13 ans, dans l’appartement avec son beau-père, sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants, et armé.

Un homme potentiellement dangereux

Deux gendarmes de la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) d’Épernay, qui patrouillaient à proximité, se projettent sur place, rapidement rejoints par le Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) d’Épernay. Le maire de la commune se rend également sur les lieux. « Je m’engage aussi à ce moment-là, rapporte le capitaine Yann Basso, commandant la CGD. J’ai environ une heure de voiture, car c’est à l’autre bout de la compagnie. En route, je donne l’ordre aux militaires sur place de rester en retrait, l’homme étant armé et potentiellement dangereux. Vérifications faites, il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vol aggravé, de menaces de mort sous condition et de port d’arme prohibé. L’officier de permanence du GIGN m’appelle pour évaluer la situation, en vue d’un éventuel engagement, en attendant l’arrivée de deux négociateurs régionaux. »

Discrètement, les gendarmes bouclent la rue, profitant du confinement qui limite les déplacements dans le quartier. Une équipe d’assaut d’urgence est mise sur pied, au cas où il faudrait intervenir avant l’arrivée de celle d’intervention spécialisée. « Mais, en lien avec l’officier de permanence du GIGN, nous n’envisageons pas d’intervenir, d’abord parce que la situation est calme, ensuite car nous n’étions pas sûrs de pouvoir entrer dans l’appartement », poursuit le CNE Basso.

Lui-même précédemment affecté en antenne GIGN, le commandant de compagnie prépare le terrain pour leur arrivée, avec notamment un plan des lieux détaillé. Le gaz est coupé, les pompiers alertés. Les négociateurs régionaux arrivent sur place vers 3 heures et commencent à s’entretenir avec la mère, afin de recueillir des éléments nécessaires à une éventuelle négociation. Il en ressort que l’homme entretiendrait une relation ambiguë avec sa belle-fille, et que cette relation serait la source de la dispute.

Intervention en simultanée

L’autorité judiciaire donne son accord pour une intervention dans l’appartement, pour des faits de séquestration, détention d’arme et menaces de mort sous condition. Les hommes du GIGN arrivent peu après 4 heures et mettent en place leur plan d’intervention, en simultané, par le balcon et la cage d’escalier. Les gendarmes préviennent les habitants et l’assaut est donné à 6 h 30. L’homme est interpellé sans difficulté. Légèrement blessé, il est emmené à l’hôpital, puis à la Communauté de brigades (COB) de Sézanne pour sa garde à vue.

L’individu est convoqué par la justice le 12 mars prochain, pour répondre des faits de menaces avec arme commis sur la mère avant son départ de l’appartement, la qualification de séquestration ayant finalement été écartée.