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#RépondrePrésent : en Haute-Savoie, rendez-vous avec les gendarmes… à la Poste !

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Afin d’être au plus près des habitants durant cette crise sanitaire, la compagnie de gendarmerie d’Annecy a décidé d’innover. Désormais, chaque semaine, les gendarmes tiendront une permanence au bureau de poste de Thorens-Glières (74), un village isolé au milieu des montagnes.

Si la distanciation physique est de mise pour éviter la propagation du coronavirus, la crise tend néanmoins à nous rapprocher les uns des autres.

Du lien avec ceux qui sont loin

C’est du moins le souhait des gendarmes de la compagnie d’Annecy qui, au-delà de leurs patrouilles, ont voulu se montrer présents et à l’écoute des populations les plus isolées.

Isolé, c’est le cas de Thorens-Glières, un village de 3 200 âmes situé au pied du plateau éponyme, entre deux brigades de gendarmerie. Ce lieu est rapidement choisi comme secteur test pour implanter un point de rencontre entre les militaires et les habitants. Mais si, dans certaines régions, les gendarmes ont pu implanter des postes provisoires dans les centres commerciaux, il s’agit ici de trouver un système D.

Derrière le guichet, un gendarme

Pour contribuer à cette proximité entre les militaires et les Thoranais et aller dans le sens de la convention signée avec la gendarmerie nationale en 2015, La Poste accepte de mettre à disposition une pièce au sein de ses locaux. Deux gendarmes de la brigade de Groisy, située à un quart d’heure de route, y assurent désormais des permanences tous les jeudis, de 10 heures à midi. Ils peuvent ainsi y accueillir le public, sans prise de rendez-vous, dans le respect des mesures barrières, avec une vitre en plexiglas pour échanger sans risque et l’équipement sanitaire nécessaire pour désinfecter le bureau entre chaque entretien.

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« Les permanences sont assurées au bureau de poste. C’est un partenariat avantageux pour les deux. On maintient une présence dans les territoires, on apporte un soutien à la population et une mission de service public, sans prendre la place de la police municipale », se félicite le chef d’escadron Maxime Chevallard, commandant la compagnie d’Annecy, dans La Tribune Républicaine.

Une idée en voie d’expansion

La première permanence hebdomadaire des gendarmes savoyards s’est tenue le 14 mai dernier, en présence du maire et d’une élue de l’agglomération de Fillière (englobant Thorens-Glières et les villages voisins). Les habitants étaient invités à s’y rendre pour déposer plainte ou obtenir de simples renseignements. « On a eu quelques contacts intéressants, mais aussi beaucoup de questions sur les règles de confinement », relate le chef d’escadron. L’expérimentation devrait se poursuive au moins jusqu’à la fin du mois de juin. « Pour la suite, on verra bien par rapport à la satisfaction des gens, à la fréquentation ». Si les résultats sont positifs, le concept pourrait bien perdurer et faire d’autres émules au sein du département, voire du pays. L’idée avait d’ores et déjà séduit l’Eure et le Calvados en 2016, comme le relate France Bleu.