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#RépondrePrésent : les gendarmes du secours en montagne aident une entreprise à produire des masques

auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
© PGHM de Pierrefitte Nestalas

Les gendarmes secouristes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Pierrefitte-Nestalas (65) donnent de leur temps pour aider quotidiennement une entreprise locale à produire des masques en tissu en quantité.

C’est l’histoire de gendarmes solidaires, spécialisés dans l’intervention en haute montagne, qui, à l’image de ces cairns souvent situés aux sommets, ont voulu apporter leur pierre à l’édifice durant cette crise sanitaire.

Des voiles de parapente aux masques par milliers

Il se trouve que depuis le début du confinement, l’entreprise « Nervure », située à Soulom (65), dans la vallée des Gaves, a dû se réorienter. Spécialisée depuis des années dans la production de voiles de parapente, cette PME s’est lancé dans la conception d’équipements sanitaires, afin de pérenniser son activité et de préserver les emplois de ses salariés. Elle a commencé par fabriquer et livrer 3 150 visières de protection destinées aux gendarmes de Midi-Pyrénées.

Puis, lorsque la préfecture a commandé en urgence 35 000 masques en tissu pour la population, les 13 salariés de l’entreprise ont voulu répondre à l’appel malgré leur petite structure. Alors, les gendarmes du PGHM de Pierrefitte-Nestalas ont souhaité leur rendre la pareille et les accompagner dans cette action.

Du marquage des pistes à celui des tissus

Plus habitués à gravir les aiguilles plutôt qu’à s’en servir, n’allez pas croire que ces militaires remplacent les couturières, pour autant ils leur font gagner du temps ! Sur la base du volontariat, ils aident les employés, à raison d’une à deux heures par jour, qu’ils prennent sur leur temps libre. Pour faciliter le travail de ces doigts de fées, ils réalisent une tâche simple mais chronophage, et ne pouvant générer de nouveaux emplois : le marquage des pièces en tissu. Cette prise de mesures en amont permet de faciliter ensuite l’usinage et d’augmenter les volumes de production.

En outre, nul besoin de machine particulière, ni de contact humain pour cette étape de fabrication : le matériel est envoyé aux militaires du PGHM, qui s’appliquent à la tâche au sein de leurs locaux, dans le respect des mesures barrières. Une fois le marquage réalisé, les pièces sont renvoyées à l’entreprise avec toutes les précautions nécessaires.

« Nous sommes contents de pouvoir aider bénévolement cette entreprise. Cela permet de maintenir l’activité économique dans la vallée. Par ailleurs, à l’instar de nos missions, c’est une action qui a du sens et qui participe à la cohésion au sein de notre unité », explique le capitaine Jean-Marc Bougy, commandant le PGHM.

Les missions se poursuivent

Cette action a provoqué un réel engouement au sein de l'unité, qui ne cesse d’avoir des volontaires pour continuer d’assister, chaque jour, cette entreprise dans la conception des masques. Les gendarmes protègent ainsi la population à double titre, puisqu’ils poursuivent aussi leurs missions opérationnelles. Durant la crise, ils effectuent notamment des contrôles terrestres et aériens pour s’assurer que les mesures liées au confinement sont bien respectées et, à ce titre, ils sont également bien occupés !

PGHM de Pierrefitte NestalasPGHM de Pierrefitte Nestalas
© PGHM de Pierrefitte Nestalas

Le 29 mars dernier, à bord de leur hélicoptère, les gendarmes du PGHM ont ainsi repéré un véhicule sur le parking du lac de l’Oule. Il s’agissait d’un couple de Toulousains resté caché une semaine dans la partie hiver du refuge du Bastan et prenant soin de dissimuler toutes ses traces. Quelques jours plus tard, au cours d’une de leurs patrouilles, ils ont retrouvé un homme installé depuis deux nuits dans le refuge du Dormeur. Ces trois personnes ont été verbalisées, en espérant que cela réfrène leur envie d’air pur !