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#RépondrePrésent : un atelier couture à la caserne de Nantes

auteur : Antoine Faure - publié le
Les machines ont tourné à plein régime pour confectionner 800 masques !Les machines ont tourné à plein régime pour confectionner 800 masques !
Les machines ont tourné à plein régime pour confectionner 800 masques !
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La semaine dernière, les militaires et les civils de la caserne Richemont, en Loire-Atlantique, ont eu la satisfaction de recevoir deux masques en tissu, confectionnés sur place, à l’initiative de leurs camarades. 

800 masques cousus en 15 jours ! Voici le joli tour de force réalisé à la caserne Richemont, à Nantes, pour répondre aux besoins en interne. « C’est le fruit d’une réflexion menée en amont avec le commandement de la région, souligne le major Hélène L’Hôtelier, à l’origine de cette grande opération de couture. Pour faire face à la nécessité de disposer de masques de protection, nous nous sommes demandé si nous ne pouvions pas en réaliser nous-mêmes. » 

Aussitôt dit, aussitôt cousu… ou presque. Le major prend contact avec une camarade, membre du club de couture de la caserne. « Il fallait ensuite trouver du tissu. Alors je me suis renseignée auprès du gérant du cercle mixte, qui nous a mis des draps à disposition. Nous avions également besoin d’une grande salle pour pouvoir coudre tout en respectant les gestes barrières. » Le général Jean-Marie Verrando, commandant la région de gendarmerie des Pays-de-la-Loire et le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de Loire-Atlantique, a naturellement répondu favorablement à la demande, en mettant à disposition une salle de formation attenante à l’état-major régional de la gendarmerie.

Découpe, couture, repassage et lien social

Débutent alors 15 jours d’atelier, durant lesquels les machines ont tourné à plein régime, grâce aux petites mains du club de couture, mais aussi à plusieurs résidents venus compléter les rangs, ainsi que des femmes de gendarmes, parfois accompagnées d’adolescents motivés. « Les bénévoles se sont répartis les tâches : découpe, couture, repassage... Cela a permis de créer du lien social au sein de la caserne, où nous sommes nombreux à nous côtoyer, parfois sans vraiment nous connaître », poursuit le major L’Hôtelier.
De fil en aiguille, ce sont donc 800 masques en tissu réutilisables, soit deux par personne, qui ont été distribués entre le 7 et le 11 mai. Une distribution qui s’est terminée lundi matin, juste à temps pour le déconfinement !