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Afghanistan : le drapeau français du camp Wardak fait son retour à Melun

Auteur : Pablo Agnan - publié le
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© EOGN

Le général de corps d’armée Bruno Jockers, major général de la gendarmerie, présidait, ce 8 décembre, la cérémonie de remise du drapeau français de Wardak au musée de la gendarmerie, à Melun. L’occasion de revenir, huit ans et 254 jours plus tard, sur le rôle trop méconnu joué par les gendarmes français en Afghanistan.

En août 2011, un Véhicule de l’avant blindé (VAB) du convoi gendarmerie ralliant Kaboul à Wardak, en Afghanistan, était atteint par un Engin explosif improvisé (EEI ou IED en anglais). Sept gendarmes étaient alors blessés et, par miracle, aucun décès n’avait été à déplorer.

Pour les néophytes, le Wardak est une province située à 80 kilomètres au Sud-ouest de Kaboul. C’est dans cette zone que se trouvait l’un des deux centres de formation de la police afghane, avec celui de Mazar-e-Sharif. Les gendarmes français, passés par le camp de Wardak, y étaient affectés en tant qu’instructeurs. En deux ans, ils ont contribué à la formation de plus de 6 500 policiers afghans.

Ce sont ces mêmes gendarmes qui ont d’ailleurs refermé le chapitre français en Afghanistan. Le 31 mars 2013, l’ultime convoi tricolore hors de Kaboul gagnait la capitale. Il était composé de quatre VAB de la gendarmerie, accompagnés par leurs partenaires tchèques et escortés par les Américains.

Hier, soit huit ans et 254 jours plus tard, les souvenirs d’Afghanistan ont ressurgi dans les mémoires, à l’occasion de la remise du drapeau français de Wardak au musée de la gendarmerie, à Melun.

Présidée par le Major général (MG) de la gendarmerie, le général de corps d’armée Bruno Jockers, cette cérémonie commémorative a été l’occasion de dévoiler des pièces liées à l’engagement de la gendarmerie en Afghanistan. Le point d’orgue de cette journée fut la remise du drapeau français de la base de Wardak aux personnels du musée par le général de division Christophe Herrmann, commandant de la région de gendarmerie du Centre-Val-de-Loire et ancien commandant de la base.

Pour rappel, entre 2001 et 2013, 1 300 gendarmes ont été envoyés en Afghanistan, que ce soit en qualité d’instructeurs donc, ou de conseillers dans le cadre du dispositif POMLT (Police Operational Mentoring Liaison Team). Certains étaient même affectés au laboratoire contre les IED, installé au camp de Warehouse, à Kaboul, ou bien encore au sein d’états-majors.

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