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GGD 22 : un séminaire des référents VIF ouvert aux partenaires

Auteur : Région de gendarmerie de Bretagne - publié le
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© CABCOM RGBRET
Le groupement de gendarmerie départementale des Côtes-d’Armor a organisé, ce lundi 8 mars, un séminaire de formation et de rencontre au profit des gendarmes référents "Violences intra-familiales (VIF)" du département. À cette occasion, une conférence intitulée « Violence et harcèlement psychologique intra-conjugaux » a été organisée.

La lutte contre les violences intra-familiales constitue une priorité gouvernementale. La gendarmerie agit quotidiennement pour lutter contre ce fléau et protéger les personnes victimes. En la matière, la gendarmerie des Côtes-d’Armor s’appuie sur la Brigade de protection des familles (BPF), composée de différentes personnes et entités. L’Officier adjoint prévention (OAP) du groupement anime et coordonne le réseau, en s’appuyant sur les correspondants territoriaux de prévention de la délinquance (CTP) des quatre compagnies du département.

Font partie de ce réseau, vingt gendarmes référents mineurs-victimes, vingt-trois référents Aînés-violences intra-familiales (AVIF) et cinq engagés du service civique qui agissent sur le terrain au profit des victimes. Enfin, au niveau de trois compagnies, une Intervenante sociale en gendarmerie (ISG) vient en complément de l’action des gendarmes. Une quatrième intervenante est d’ailleurs en cours de recrutement pour la dernière compagnie.

Bilan de l’activité de la Brigade de protection des familles (BPF)

Lors de ce séminaire, le lieutenant-colonel Laurent Kerdoncuff, officier adjoint prévention, a présenté le bilan de l’activité en matière de VIF pour l’année 2020. Il a évoqué les facteurs à l’origine de la recrudescence des interventions et des procédures et est revenu sur les mesures découlant du Grenelle des violences conjugales de 2019, en détaillant les axes d’efforts sur lesquels le groupement compte s’engager en 2021, comprenant, par exemple, le renforcement de la formation des référents mais aussi des gendarmes non-référents.

En matière d’accueil des victimes, le groupement s’est engagé dans une action de formation en partenariat avec l’association d’aide aux victimes « ADAJ 22 », qui débutera dès ce mois de mars. Il souhaite aussi mieux communiquer et participer plus activement à des actions de prévention auprès des auteurs, visant à éviter la récidive, et à des actions en milieu scolaire.

De nombreux projets à venir

À l’occasion de cette réunion, plusieurs gendarmes ont également effectué des retours d’expérience sur certaines actions de formation ou présenté des projets de nature à améliorer l’action des référents de la BPF 22. Parmi eux, un gendarme s’est exprimé sur la formation « Expertise des mécanismes VIF  », qu’il a pu suivre durant une semaine, au sein du Centre national de formation à la police judiciaire (CNFPJ) à Rosny-sous-Bois. Un stage qui a pour finalité de mieux comprendre le contexte des VIF, d’identifier les différents types de maltraitance, et d’acquérir des connaissances approfondies sur les mécanismes des violences et leurs conséquences pour les victimes. Il vise aussi à mieux évaluer le danger et mettre en place ou participer à des actions partenariales de prévention de ce type de violences.

Les militaires d’un peloton de surveillance et d’intervention ont ensuite exposé une action de formation sur la prise en compte des situations de violences conjugales pour les primo-intervenants. Puis, les engagés du service civique ont présenté un outil pédagogique qu’ils ont réalisé, en vue d’une présentation des VIF en milieu scolaire. Cet outil a été accueilli avec intérêt par les référents présents.

Interrogé, le lieutenant-colonel Kerdoncuff, a exprimé tout l’intérêt de ce séminaire : « Il permet de faire le bilan de la structure, de proposer des témoignages et des retours d’expérience, de diffuser des bonnes pratiques et de prévoir des actions de communication et de prévention dans tout le territoire. »

Conférence sur le thème « Violence et harcèlement psychologique intra-conjugaux » au profit des référents et des partenaires

Après la présentation d’un clip sur les personnels féminins de la région Bretagne et d’un projet photographique sur les gendarmes féminins des Côtes-d’Armor, réalisés à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le séminaire s’est poursuivi par une conférence animée par Dyane Arkoub, psychologue doctorante à l'UFR de psychologie de l'université de Nantes. Exerçant au sein d’une association d’aides aux victimes, elle intervient régulièrement dans des actions de formation des gendarmes et propose son expertise dans le cadre de dossiers judiciaires diligentés par les référents AVIF.

Lors de cette conférence, Dyane Arkoub a défini les risques professionnels découlant des violences et du harcèlement. Elle a ensuite rappelé la différence entre conflit et violence et a présenté le cycle de la violence, avant de conclure son intervention en s’appuyant sur des exemples concrets, illustrant le Harcèlement psychologique intra-conjugal (HPIC).

Cette séquence s’est achevée par des échanges riches entre la conférencière, les gendarmes, les partenaires et un représentant du Parquet.