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Mayotte : la gendarmerie sécurise la destruction d’habitations illégales

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Une soixantaine de militaires ont été engagés, du 30 juin au 2 juillet, afin de sécuriser les opérations de démolition d’habitations précaires et illégales, à Koungou, sur l’île de Mayotte.

Du 30 juin au 2 juillet, ce sont 242 bangas, ces habitations précaires en tôle, situées dans le quartier Digole, de la commune de Koungou, au Nord-est de Grande-Terre, à Mayotte, qui ont fait l'objet d’une démolition. Elles avaient été préalablement recensées par la préfecture de l’île et différentes associations. Les populations ont été relogées dans des logements à vocation sociale.

La gendarmerie était engagée pour sécuriser ces opérations de destruction et d’enlèvement des gravats. « Dès le mardi 29 juin, 20 militaires ont été envoyés sur zone pour occuper le terrain, détaille le colonel Olivier Capelle, Commandant la gendarmerie de Mayotte (COMGEND). Mercredi et jeudi, 66 gendarmes étaient engagés, et les effectifs ont été adaptés au fur et à mesure de la manœuvre. »

Caillassages sporadiques

Les militaires des Brigades territoriales autonomes (BTA) de Koungou et Mtsamboro et du Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de Mamoudzou ont ainsi été renforcés par des gendarmes mobiles des escadrons 12/1 de Satory, 47/2 de Périgueux, 43/2 d’Ussel, 26/6 de Gap, du groupement de gendarmerie mobile I/6 de Nîmes, ainsi que d’une équipe cynophile de Pamandzi et d’un hélicoptère de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Mayotte.

« Tout s’est bien déroulé, note le colonel Capelle. Des jeunes du quartier Digole et du quartier voisin de Dubaï ont mis en place quelques barrages, d’abord le mercredi soir, puis à nouveau vers 4 heures jeudi matin. Nous avons essuyé des caillassages sporadiques, mais nous avons maintenu les adversaires à distance, puis les avons dispersés pour éviter toute perturbation des travaux. » 

Aucun gendarme n’a été blessé. Trois individus ont été interpellés. L’un a fait l’objet d’une comparution immédiate, les deux autres d’un rappel à la loi. Deux d’entre eux, majeurs et étrangers en situation irrégulière, ont été placés en centre de rétention administrative en vue d’une reconduite à la frontière.