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Pas-de-Calais : une nouvelle composante nautique dans la lutte contre l’immigration clandestine

Auteur : le capitaine Jérome Tabaries, cabinet de communication du Nord-Pas de Calais - publié le
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© MAJ Sainsard David

 Dans le cadre de la sécurisation de nos frontières et de la sauvegarde de la vie humaine, le Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Marck (62) intègre désormais le dispositif nautique. Il vient compléter l’action des gendarmes d’active et de réserve mobilisés sur la côte d’Opale.

Le PSIG de Marck, plutôt habitué aux patrouilles terrestres conventionnelles, vient d’enrichir l’éventail de ses moyens d’action. Plusieurs militaires, tous volontaires, ont été formés au pilotage d’embarcation à moteur afin de pourvoir patrouiller en mer, dans la fameuse bande des 300 mètres. Leur mission : détecter en amont les actes préparatoires aux tentatives de traversée de la Manche directement depuis la mer, et en aviser les patrouilles à terre.

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Zone des 300 mètres ?

Il s’agit d’une bande côtière dans laquelle s’exerce toujours l’autorité préfectorale territoriale, et au delà de laquelle s’exerce l’autorité du préfet maritime. C’est un espace peu patrouillé sur la côte d’Opale, où la profondeur est faible et où les bâtiments des unités spécialisées ne peuvent s’aventurer en raison de leur tirant d’eau.

Un dispositif d’observation

Il s’agit exclusivement d’une mission d’observation, en coordination avec les patrouilles terrestres. L’action du PSIG de Marck s’inscrit en complémentarité du dispositif classique, dans le prolongement de l’action des autres unités nautiques. Il n’y aura pas d’arraisonnement, le PSIG de Marck se place toutefois en position favorable en cas de secours. Il est actuellement formé et équipé par la brigade nautique de Calais. Il devrait néanmoins être doté à terme de ses propres embarcations semi-rigides acquises sur les fonds britanniques.