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Pyrénées-Atlantiques : deux randonneurs sauvés par les militaires du PGHM et du groupe montagne

Auteur : le groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Atlantiques - publié le
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© PGHM 64

Samedi 9 janvier, les gendarmes secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne d’Oloron-Sainte-Marie, renforcés par des militaires du groupe montagne gendarmerie ont secouru deux randonneurs en difficulté dans le secteur de Bidarray, l'un d’eux ayant chuté au fond d'une crevasse rocheuse de 15 mètres de profondeur. Récit d’un secours effectué dans des conditions très complexes au regard de la météo.

Samedi, vers 13 h 40, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d’Oloron-Sainte-Marie (64) est appelé par un randonneur en grande difficulté sur les hauteurs de Bidarray. D’après les premiers éléments recueillis, son binôme a fait une chute au fond d'une crevasse rocheuse (lapiaz) de 15 mètres de profondeur sur 70 cm de large et 6 mètres de long.

Les deux personnes sont rapidement localisées à 960 m d’altitude sur la crête, sous le pic d’Iparla. La mission de secours s’annonce difficile, complexe et d’une grande technicité au regard des conditions météorologiques.

Un premier binôme du PGHM, renforcé par deux militaires du Groupe montagne gendarmerie (GMG) de Saint-Jean-Pied-de-Port et un médecin du SAMU de Bayonne, se transporte sur la commune de Bidarray.

Une légère fenêtre météo permet un soutien aérien. Dans des conditions difficiles, l’hélicoptère ECU 64 parvient à déposer un militaire du PGHM et le médecin à environ 600 mètres d’altitude. Il est 15 h 45.

Pendant ce temps, les trois autres militaires ont réussi à rejoindre le col de Lacho en véhicule, avant d’entamer à leur tour la montée en caravane pédestre.

En parallèle, un second binôme du PGHM rejoint le col de Lacho, avec un quad à chenilles, pour tenter d’acheminer du matériel de secours au plus près des victimes.

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Une progression rendue difficile par la neige et le vent

Les deux caravanes terrestres avancent avec difficulté. La visibilité est réduite à trois mètres et la progression se fait au GPS, dans 50 cm de neige et un vent tempétueux qui efface les traces en quelques minutes.

Il est 17 heures quand la jonction est faite entre les victimes et la première équipe, composée d’un gendarme et du médecin. Le randonneur tombé dans la crevasse est conscient et répond au secouriste. Son ami frigorifié en surface est content de voir arriver « ses sauveurs ». Le gendarme secouriste descend rapidement dans la faille pour faire un bilan médical de la victime.

Alors que la tempête fait rage, la seconde équipe arrive sur les lieux et prend en compte la victime qui se trouve en surface pour la réchauffer. Simultanément, au fond de la crevasse, le médecin et le militaire conditionnent la cheville fracturée.

Opération de nuit

La nuit est tombée. À la surface, les secouristes, qui font face au vent et à la neige, installent relais, cordes et palan pour permettre la remontée du blessé. La température avoisine les -15 degrés, les mousquetons gèlent, le givre et la glace se déposent sur les visages.

Il est 19 h 54 quand la victime est extraite de la crevasse, puis installée sur un brancard « traîneau ». Elle est également frigorifiée et en état de choc.

Les secouristes vont alors entamer une descente de nuit en direction du col de Lacho, en tirant le traîneau. Les traces de leur montée ont disparu. Ils doivent naviguer au GPS pour trouver un itinéraire de retour.

La seconde partie, jusqu’au Véhicules de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) en attente au lieu-dit Basasagar, se fera à l’aide du quad à chenilles.

Les deux victimes, accompagnées du médecin, sont alors transportées au centre hospitalier de Bayonne. Il est un peu moins de 21 h 30. Elles souffrent respectivement d’une fracture de la malléole pour le premier et un début d'hypothermie pour le second.

Ainsi se termine un secours engagé, qui aurait pu être dramatique pour les deux randonneurs sans l’intervention des secours.