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Signature d’une convention entre la SPA et la gendarmerie nationale

Auteur : la lieutenante Floriane Hours - publié le
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© Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie
Ce lundi 17 mai, au Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG), à Gramat, une convention de partenariat a été signée entre la gendarmerie nationale et la Société protectrice des animaux (SPA). Elle va permettre de faciliter l’adoption par l’institution de chiens pensionnaires de la SPA.

C’est à l’issue de plusieurs mois de travail et de collaboration qu’une convention de partenariat a été signée, ce lundi 17 mai, à Gramat, entre le colonel Jean-Christophe Sansonnet, commandant du Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG), et le général (2S) Jacques-Charles Fombonne, retraité de la gendarmerie et aujourd’hui président de la Société protectrice des animaux (SPA).

Ce partenariat entre la gendarmerie et la SPA a pour but de réglementer et de faciliter le processus d’adoption des chiens recueillis par l’association. Concrètement, cela va permettre de créer un lien direct entre les deux entités, par une centralisation des propositions d’adoption au siège de la SPA, avant d’être directement adressées au CNICG.

62 refuges concernés

Pour le centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie, c’est la première fois qu’un tel partenariat est signé. Ce dernier concerne l’ensemble des refuges rattachés à la SPA de Paris, soit 62 au total, répartis sur tout le territoire métropolitain.

Les chiens proposés à la gendarmerie pour adoption doivent répondre à un certain nombre de critères. Outre la vaccination et l’identification, ils ne devront pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative, être âgés de 10 à 24 mois (voire exceptionnellement 30 mois) et surtout démontrer des traits de caractère bien spécifiques : équilibrés, stables (les chiens peureux et/ou agressifs sont écartés), sociables, joueurs, peu sensibles à l’environnement, résistants, endurants et réceptifs.

Si certaines races sont privilégiées, tels les bergers belges, les bergers allemands, les bergers hollandais ou les springers spaniel, un chien issu d’un croisement ne sera bien évidemment pas écarté dès lors qu’il démontre les aptitudes requises.

Un test d’entrée

Une fois proposés à l’adoption, les chiens issus de la SPA seront soumis, au même titre que tous leurs congénères, à un test d’entrée. Pour ce faire, un maître de chien se rendra au refuge de la SPA et évaluera l’animal durant une heure environ, afin de tester son aptitude à intégrer la meute de la gendarmerie. Si le test s’avère concluant, le chien sera conduit au CNICG pour une période d’observation d’un mois, au terme de laquelle il sera soumis à des tests techniques et sanitaires. À l’issue, il sera soit écarté, soit adopté pleinement par la gendarmerie pour rejoindre les rangs canins. Après une période de débourrage, il sera attribué à un stagiaire pour suivre un cursus de formation, en amont d’une affectation au sein d’une unité cynotechnique opérationnelle.

Dès lors que la gendarmerie a contractualisé la prise en compte de l’animal, la convention stipule qu’aucune rétrocession à la SPA ne pourra être effectuée ; les chiens ne pourront donc en aucun cas être reconduits dans un refuge.

Le colonel Jean-Christophe Sansonnet se félicite de cette belle opportunité, qui permet de donner une seconde chance à des chiens qui ont souffert de l’abandon et, surtout, de leur apporter toute l’affection d’un maître de chien passionné.

Cette belle collaboration entre la SPA et la gendarmerie va ainsi permettre de « recruter » environ une trentaine de chiens par an, dotés d’excellentes aptitudes pour devenir de remarquables chiens de travail, afin d’abonder le capacitaire cynophile de l’institution.

Au-delà de leur première destinée de chien de famille, ils vont, par ce biais, trouver toute leur légitimité dans les missions de police judiciaire, de recherches et de protection.

En plus de la participation de ces nouvelles recrues au travail indispensable et inestimable des équipes cynophiles de la gendarmerie, ce partenariat tend aussi, et surtout, à permettre à ces animaux abandonnés de retrouver une nouvelle et grande famille, celle de la gendarmerie, au sein de laquelle ils évolueront en binôme avec un maître qui leur offrira toute l’attention et l’amour qui leur ont été retirés. La dignité de l’homme passe par la dignité de l’animal !