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Côtes-d’Armor : rencontre entre les plongeurs douaniers et la brigade nautique de Lézardrieux

Auteur : CABCOM RGBRET - publié le
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Une rencontre entre les plongeurs douaniers du grand ouest et la brigade nautique de Lézardrieux a eu lieu à Bégard, vendredi 13 mai 2022, afin d’échanger sur leurs missions subaquatiques respectives.

À l’occasion du séminaire annuel organisé dans les Côtes-d’Armor, la Brigade nautique (B.N.) de Lézardrieux a été invitée à présenter ses missions aux plongeurs du Service garde-côtes des Douanes Manche Mer du Nord – Atlantique. Cette rencontre a permis d’échanger sur les pratiques et les protocoles mis en place par chacune des unités. Étaient présents trois plongeurs et un surveillant de surface de la B.N. de Lézardrieux, l’inspecteur des douanes commandant la façade Atlantique, ainsi que les équipages plongeurs douaniers de Saint-Malo, Dunkerque, Paris Bercy et Cherbourg.

La gendarmerie présente sa brigade nautique

Dans un premier temps, l’adjudant Côme, commandant adjoint de la B.N. de Lézardrieux et lui-même plongeur, a présenté son unité, forte de six personnels : cinq enquêteurs subaquatiques, tous spécialisés Techniciens en investigation subaquatique (TIS), et un surveillant de surface, qui contrôle les paramètres de la plongée et assure le secourisme si besoin. L’un des gendarmes a ensuite présenté le matériel et les moyens, avant d’expliquer les protocoles subaquatiques employés, ainsi que les opérations de police technique et scientifique pratiquées sous les eaux.

Dotée de trois moyens nautiques, la B.N. de Lézardrieux intervient en surface, sur la côte, au large des îles et dans les eaux intérieures. S’agissant de la partie subaquatique, sa compétence est élargie à toute la zone de défense Ouest. Les enquêteurs de l’unité renforcent ou complètent les unités territoriales dans le cadre de recherches approfondies.

Les plongeurs des douanes

L’inspecteur des douanes Renaud Cras, officier naval, a ensuite exposé le fonctionnement des douanes. L’institution dispose de quarante-cinq plongeurs, répartis au sein des unités de la façade Atlantique, allant de Dunkerque à Hendaye. Ils ont pour principales missions de lutter contre la fraude et les trafics de stupéfiants.

L’importance du développement du partenariat entre les deux institutions a été soulignée par l’officier naval. Celui-ci se traduit par la coopération renforcée dans l’exercice des missions et par la possibilité de mutualiser les moyens lors de recherches d’ampleur. Les interactions entre les plongeurs de la gendarmerie et ceux des douanes peuvent en effet se produire notamment lors des opérations de secours, où les plongeurs douaniers sont les premiers intervenants sur une scène de crime ou sur la découverte d’un cadavre ou d’un indice pouvant être intégré à une procédure judiciaire. Dans ce cadre, l’apport théorique et pratique de la gendarmerie constitue un pré-requis nécessaire à la préservation des traces et à la manifestation de la vérité.

Place à la pratique

La rencontre s’est poursuivie avec un exercice en immersion dans l’étang de la carrière de Bégard, site de plongée retenu pour l’occasion. Il s’agissait de rechercher une arme, entre la surface et 12 mètres de profondeur. Le but était d’avancer en ligne, de repérer et de baliser l’arme avec une bouée, de procéder à un gel des lieux, pour enfin procéder à sa saisie, tout en préservant les traces.

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Cette rencontre a permis de tester l’interopérabilité des deux institutions ainsi que de déterminer la conduite que doivent tenir les plongeurs douaniers en cas de découverte d’un corps ou d’objets à l’occasion d’une enquête judiciaire.