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Eurosatory : la gendarmerie présente ses capacités d’action uniques

Auteur : capitaine Marine Rabasté - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
© SIRPA - GAV T.Doublet

Du 13 au 17 juin, la gendarmerie était présente à Eurosatory, le salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aéroterrestres. L’occasion de faire connaître ses capacités d’action dans la gestion de crise et en milieu dégradé.

Rendez-vous incontournable des acteurs, publics et privés, de la défense et de la sécurité, Eurosatory réunit des professionnels du monde entier. Véhicules, armes, équipements individuels et collectifs, innovations, tout y est représenté. C’est également l’occasion pour les institutions publiques de faire connaître leurs besoins, et pour les industriels d’adapter leur offre. En tant qu’acteur majeur de la sécurité, la gendarmerie se devait d’y être présente.

Des capacités de gestion de crise

Sur le stand du ministère de l’Intérieur, un véhicule ne passe pas inaperçu. Il s’agit du Centaure, nouveau Véhicule blindé polyvalent (VPB) de la gendarmerie, qui remplacera à terme le fameux Véhicule blindé à roue (VBRG). Ce nouvel engin se distingue par sa grande polyvalence et a donc vocation à être employé sur l’ensemble du spectre missionnel de la gendarmerie mobile. Ses capacités lui permettront d’agir en cas de crises majeures, qu’elles relèvent de la sécurité intérieure ou de la sécurité civile.

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Lorsqu’on parle de gestion de crise, impossible de passer à côté du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). À travers des casques de réalité virtuelle, les militaires ont fait vivre une expérience immersive aux visiteurs. Saut en parachute avec un chuteur opérationnel ou intervention de haute intensité au sein de la colonne d’assaut, ils avaient le choix pour plonger au cœur de l’unité d’élite.

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Jeudi 16 juin, le Groupe a également montré son savoir-faire lors d’une démonstration dynamique, à travers un scénario mettant en scène une prise d’otage, avec un risque NRBC.

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Des capacités d’action en milieu dégradé

Le salon Eurosatory fût également l’occasion pour la gendarmerie de faire découvrir ses capacités d’action en milieu dégradé. À travers une scénographie, les gendarmes de la Force nationale nucléaire radiologique biologique et chimique (F2NRBC) dévoilent leur protocole d’intervention en milieu contaminé. Leur capacité est unique au sein du ministère de l’Intérieur. Ils sont les seuls à pouvoir effectuer, dans un milieu nucléaire, radiologique, biologique et chimique, l’ensemble des actes d’intervention (entrée et sortie du milieu, levée de doute...) et judiciaires (prélèvements). Leur savoir-faire permet alors d’assurer la continuité de l’action de la gendarmerie en milieu contaminé. Dans certaines situations, d’autres technicités peuvent venir appuyer leur intervention. C’est le cas notamment de celles du Groupe d’investigations en milieu dégradé (GRID), de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN), qui est en mesure d’effectuer des actes de police technique et scientifique spécifiques, grâce à la projection d’experts. Le GIGN, à travers sa cellule NRBC, est également en mesure de venir en appui de la F2NRBC, lorsqu’il existe une menace actuelle nécessitant le recours à une unité d’intervention spécialisée, au sein du milieu contaminé.

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À quelques mètres de la F2NRBC, l’IRCGN expose son Laboratoire mobile ADN. Grâce à ce dernier, les experts disposent de la capacité de réaliser des analyses ADN dans des conditions dégradées, directement sur les lieux. En moins de 2 heures 30, ils sont capables d’obtenir le profil génétique d’une victime. Expérimenté pour la première fois lors des attentats de Nice en 2016, cet outil unique au monde a récemment été déployé en Ukraine, à Bucha, afin de contribuer aux investigations judiciaires menées par les autorités ukrainiennes.

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