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Festival agricole "Terres de Jim" : les gendarmes répondent présent

Auteur : Lieutenante Floriane Hours - publié le
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© SIRPA-G GAV T. DOUBLET
Pour sa 8e édition, la fête agricole « Terres de Jim » s’est tenue cette année à Outarville dans le Loiret. Durant trois jours, des milliers de visiteurs (professionnels, amateurs et touristes) sont venus participer aux conférences, aux animations et aux concerts. Pour assurer la sécurisation de l’événement, mais aussi pour renforcer les liens entre l’institution et le monde agricole, la gendarmerie a, une fois encore, répondu présent.

C’est l’un des grands rendez-vous de la rentrée du monde agricole ! Après la Drôme l’année dernière, c’est au tour du Loiret d’accueillir pour la toute première fois la fête agricole « Les Terres de Jim ». Organisé chaque année par le syndicat agricole « les jeunes agriculteurs », l’événement s’est déroulé, du vendredi 9 au dimanche 11 septembre, dans les champs de la commune d’Outarville, à l’ouest de Pithiviers. Considérées comme l’un des plus grands festivals agricoles d'Europe, « Les Terres de Jim », ont mobilisé cette année 500 bénévoles proposant plus de 100 animations, le tout, sur une zone de 55 hectares où ont été accueillis près de 100 000 visiteurs, touristes, curieux et professionnels. Venues en nombre pour participer aux animations (comme la course de moissonneuses-batteuses), ces personnes ont aussi pu voir les stands et profiter des deux concerts qui ont eu lieu vendredi et samedi soir. Au-delà du côté festif de l’événement, des conférences et des échanges ont également eu lieu entre les différents acteurs du monde agricole. C’est justement à l’une de ces conférences que s’est rendu vendredi le président de la République, Emmanuel Macron. Accompagné du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, ils ont échangé avec les professionnels sur les défis majeurs auxquels les agriculteurs doivent faire face et sur la future loi d’orientation et d’avenir agricole de 2023. Pour sécuriser la venue des autorités, mais également et plus largement le festival, le groupement de gendarmerie départemental et la compagnie de Pithiviers ont mis en place un dispositif conséquent, complété par l’action des services de sécurité de l’événement avec qui une convention a été signée.

Des gendarmes d’active et de réserve

Lors de la venue du président, ce sont ainsi, une trentaine de gendarmes départementaux du groupement de gendarmerie du Loiret qui ont été employés, appuyés par 14 réservistes sous convention, par trois 3 unités de forces mobiles et par différents moyens spéciaux. À leur départ, un dispositif allégé mais bien présent est resté sur place. Composé de 14 réservistes et de quelques gendarmes départementaux de la compagnie de Pithiviers, les militaires ont participé à la surveillance de la zone tout en assurant une présence rassurante et dissuasive pour l’ensemble des participants. Le soir, à la nuit tombée, lorsque les animations ont fermé et que l’immense scène de concert positionnée au milieu des champs s’est illuminée, le dispositif de gendarmerie s’est redensifié, comme l’explique le colonel Damerval, commandant du groupement de gendarmerie du Loiret. « Le soir, au cours de ces concerts, on a renforcé avec neuf personnels du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie ). Ceux des autres compagnies ont également été mis en alerte. On a essayé en plus d’engager une équipe cynophile sur la fin de la manifestation avec des contrôles de l’EDSR (escadron départemental de sécurité routière), en périmètre pour que tout se passe bien et que cette fête reste une belle fête.» Au milieu des festivaliers, les militaires du PSIG ont ainsi été particulièrement attentifs aux comportements à risques liés à la consommation d’alcool ou de stupéfiants, mais aussi aux potentielles agressions et violences qui pourraient avoir lieu. Aux abords du festival, une dizaine de réservistes ont eux aussi été déployés pour assurer la sécurisation des zones autour du concert comme, par exemple, sur les parkings.

© SIRPA-G GAV T. DOUBLET

Renforcer le lien entre la gendarmerie et le monde agricole

Au-delà de la sécurisation de l’événement, la gendarmerie était également présente sur l’événement en tant qu’acteur direct du monde agricole.
Pour cela, quatre stands de gendarmerie ont été installés à côté de ceux des autres armées et des pompiers. Dans le premier, tenu par un motard de l’EDSR, c’est la toute nouvelle moto BMW qui a été présentée. Un peu plus loin, les gendarmes du CIR (Centre d’information et de recrutement) d’Orléans ont expliqué les différents métiers proposés par la gendarmerie et ont présenté plus largement l’institution aux visiteurs particulièrement curieux. Dans une autre tente, positionnée juste à côté, les artisans de la Garde républicaine ont remporté tous les suffrages. Devant des enfants émerveillés et des adultes curieux, un sellier et un maître-casquier ont expliqué leur travail et montré leur savoir-faire, unique en Europe, qui se transmet de génération en génération au sein de l’institution. Un savoir-faire également présenté à travers le métier de forgeron expliqué par quatre gendarmes spécialisés qui, devant les yeux ébahis des visiteurs, ont forgé des dizaines et des dizaines de fer-à-cheval selon une technique dite « à la française » et dont la Garde est aujourd’hui l’un des derniers à détenir le savoir faire.
Au-delà du volet sécurisation, et des échanges, particulièrement enrichissants qui ont eu lieu entre les visiteurs et les militaires, la présence des gendarmes sur ce festival agricole est aussi révélatrice de l’importance portée par l’institution à l’égard du monde agricole. Un attachement quotidien et profond qui s’incarne à travers la présence des référents agricoles et à travers les différents partenariats de sécurisation des exploitations agricoles. « C’était important que la gendarmerie soit présente et garde ce lien qui est fort et qui nous unit », conclut ainsi le colonel.