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La gendarmerie toujours fidèle au Tour de Bretagne cycliste

Auteur : Cabcom Bretagne - publié le
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© Cabcom Bretagne

La 55e édition du Tour de Bretagne cycliste s'est déroulée du 25 avril au 1er mai. Plus de 450 militaires d’active et de réserve ont été engagés lors des sept étapes de la course.

Inscrit au calendrier officiel de l’UCI, le Tour de Bretagne est devenu l’un des événements majeurs du calendrier international pour les meilleurs jeunes cyclistes mondiaux. Cette course à étapes, qui se situe entre le monde amateur et professionnel, constitue une référence pour les équipes professionnelles, qui viennent repérer les futurs grands coureurs.

Après une édition 2021 décalée au mois de septembre en raison du contexte sanitaire, le président du Tour, Christophe Fossani, n’a disposé que de sept mois pour préparer cette 55e édition avec son équipe, ses bénévoles et ses partenaires. Un sacré défi parfaitement relevé, puisque les organisateurs ont su trouver les ressources nécessaires pour que tout soit prêt le jour J. Cette année, le départ du Tour a eu lieu à Guenrouet (44) et l’arrivée à Lannion (22). Au total, cinq départements (22, 29, 35, 44 et 56) ont été traversés lors des sept étapes programmées entre terre et mer. 150 coureurs, répartis dans 25 équipes, y ont pris part et ont parcouru plus de 1 167 kilomètres.

450 militaires de la gendarmerie déployés pour assurer le bon déroulement et la sécurité de la course

Pour les gendarmes, l’ensemble de l’opération relevait d’une mission de service d’ordre et de circulation routière. Ceux-ci devaient être en mesure d’intervenir rapidement, de neutraliser tout trouble à l’ordre public ou de procéder au pilotage d’une éventuelle évacuation sanitaire, en cas d’accident. Le principe de la course étant de bénéficier d’un usage exclusif temporaire de la chaussée, le temps nécessaire au passage de la course, le dispositif de la gendarmerie s’articulait autour de l’avancée des coureurs, protégés par l’action des motocyclistes de la gendarmerie.

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Formant une « bulle » autour de la course, l’action des motocyclistes de la garde républicaine et des groupements a permis de mettre en œuvre une protection rapprochée et en même temps très mobile autour des coureurs. L’action complémentaire des jalonneurs, militaires d’active des unités territorialement compétentes et réservistes disposés le long du parcours, avait pour finalité d’éviter toute insertion extérieure à la course. Les militaires des différents Pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) ont également été engagés pour soutenir les mesures de sécurité mises en œuvre par l’organisateur sur les sites de départ et d’arrivée.

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Le Tour de Bretagne et la gendarmerie : une très longue histoire

De l’aveu même de Christophe Fossani, le Tour et la gendarmerie, c’est du sérieux ! Dès la première édition, en 1967, les gendarmes répondaient déjà présent pour sécuriser la course. À l’époque, l’épreuve était organisée par quelques granitiers de métier et portait le nom de « Ruban granitier breton », pour faire la promotion des carrières de granit de Bretagne. À l’origine, cette épreuve ne durait qu’une journée. Puis, au fil du temps et du succès, la durée de la course est passée à trois jours, cinq jours, et enfin une semaine aujourd’hui.

La présence des gendarmes départementaux a toujours été indispensable pour assurer le bon déroulement de cette course. Celle-ci prenant de l’ampleur, le dispositif a été étoffé en 1988, avec le renfort des motocyclistes de la garde républicaine. Aujourd’hui, le dispositif gendarmerie est stabilisé autour d’un effectif de 450 militaires, toutes unités confondues, pendant l’ensemble des épreuves.

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Indéniablement, les liens qui se sont créés entre les organisateurs et les gendarmes sont étroits. C’est toujours un plaisir pour les militaires bretons ou servant en Bretagne de participer au Tour sur cette « terre » de vélo, qui a vu grandir de nombreux champions cyclistes. Ils sont heureux de partager ces moments et de les faire partager au plus grand nombre, en toute sécurité.