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Les classes prépas talents de la gendarmerie font aussi leur rentrée

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
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Cette semaine, les 55 élèves des quatre classes prépas talents de la gendarmerie nationale ont rejoint leurs salles de cours respectives pour préparer assidûment les concours d’officiers. Auparavant, ils ont déjà appris à se connaître à travers l’incorporation et un stage au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie, à Saint-Astier. Retour sur leurs premiers pas en ordre serré.

Trois nouvelles classes en province

Depuis déjà douze ans, la gendarmerie nationale s’inscrit dans une politique d’égalité des chances en aidant des jeunes, sélectionnés sous conditions de ressources et de diplôme, à préparer les différents concours d’officier de la gendarmerie. Forte des très bons résultats obtenus par chaque promotion de sa classe prépa talents installée à Paris, l’Institution a souhaité élargir le dispositif au niveau régional en ouvrant, cette année, trois autres classes (Amiens, Clermont-Ferrand et Montpellier), avec le soutien financier du ministère de la Transformation et de la Fonction publiques.

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Après une phase d’admissibilité au printemps dernier, 100 candidats ont été reçus en entretien courant juin et 55 élèves ont finalement fait leur rentrée, le 9 août dernier, au sein de ces quatre classes prépas talents. Intégrés sous un statut de Gendarme adjoint volontaire (GAV), ils ont suivi une phase d’incorporation dans leur région respective, avant de tous se retrouver à Saint-Astier, au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

La cohésion et le dépassement de soi

« Ce stage avait plusieurs objectifs : leur apporter un savoir-faire technique en tant que gendarme, les conforter dans leur choix, les motiver à travailler dur et à se dépasser pour réussir le concours », résume le colonel Pierre-Yves Bardy, commandant la division de la formation initiale au sein de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN). Au programme de ces dix jours, des activités aussi bien engageantes que génératrices de cohésion. « Ils ont su se surpasser, que ce soit en franchissement opérationnel avec la piste bleue (parcours en hauteur) et la tour Titi (30 mètres de haut), mais aussi à travers des ateliers de synthèse où ils pouvaient mettre en pratique leurs acquis et tirer à la para-marquante, constate le colonel.

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Ils ont également vécu des moments de partage tels qu’une sortie kayak sur l’Isle, un barbecue à l’entrée du village M.O., ou encore une marche nocturne en ambiance tactique, où ils ont eu la belle surprise de finir devant le château du Puy-Saint-Astier, illuminé pour l’occasion. » Un beau symbole pour ces jeunes, qui seront plongés dans une préparation intensive toute l’année, sous le regard bienveillant de leurs encadrants, avant de, peut-être, décrocher le Graal.

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Une diversité de profils, un même objectif

Si certains étaient déjà familiarisés avec l’uniforme, comme Olivier, élève à Amiens et fils de militaire, d’autres découvraient totalement ce milieu, tels que Manoah, une jeune guadeloupéenne venue étudier à Montpellier. « Ce n'est qu'au cours de l'un de mes stages que je me suis définitivement tournée vers la gendarmerie, après avoir assisté à quelques gardes à vue. À cette occasion, j'ai été surprise par le respect et le savoir-faire des gendarmes vis-à-vis des mis en cause pendant les auditions. Le côté militaire de la profession m'a beaucoup plu », se souvient-elle. Tous les deux sont diplômés en droit pénal, mais les CPT sont également ouvertes à d’autres cursus universitaires, comme celui de Maxime, diplômé de STAPS et élève à Clermont-Ferrand. « Je m’étais déjà orienté vers le sport à des fins sociales et j’avais cette volonté d’être au contact de la population. J’ai échoué une première fois au concours d’officier de gendarmerie, mais cette année je compte bien tout donner. »

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Il pourra compter sur le soutien de ses camarades, avec lesquels il a déjà pu tisser des liens forts. « Il n’y a pas eu de concurrence entre nous durant le stage. » Un avis partagé par Olivier. « Nous avons appris à nous connaître dans l’adversité et à fonctionner en cohésion, d’autant que les quatre CPT étaient mixées sur les différentes activités. » Il faut dire que ces élèves restent animés par le même souhait. « Nous partageons tous l'envie d'intégrer cette Institution et d'y faire carrière », rappelle Manoah, qui voit la CPT comme « une opportunité inédite pour préparer ce concours dans les meilleures conditions, que ce soit intellectuellement mais aussi physiquement. » Ce n’est pas Olivier qui dira le contraire. « C’est un vrai plus pour se préparer dans des conditions optimales. À Saint-Astier, j’ai déjà appris à mieux me connaître en surmontant mon appréhension du vide et en me dépassant physiquement », reconnaît-il.

Vous êtes également intéressé pour rejoindre une CPT ? Rendez-vous sur le site de gendarmerie nationale.