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Les élèves de l’EOGN s’exercent avec leurs camarades de l’armée de Terre

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© F. Theus / EOGN

Durant deux jours, mardi 25 et mercredi 26 janvier derniers, les élèves de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) ont participé à un exercice avec leurs homologues de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

C’est un exercice de grande ampleur, organisé conjointement par l’armée de Terre et la gendarmerie nationale, auquel ont participé les élèves de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN), les 25 et 26 janvier, à l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (AMSCC). En l’occurrence, une mission commune, exigeante et réaliste, de sécurisation du territoire, dans un contexte de menace terroriste.

Dans la soirée du lundi 24 janvier, un retex de la traque du Lardin-Saint-Lazare de mai 2021, par des militaires du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de Dordogne et un officier de la Force intervention du GIGN, a été présenté aux élèves-officiers des deux écoles. Ceci a permis de matérialiser concrètement la militarité de la gendarmerie sur ses missions.

Mardi 25 janvier, dans l’après-midi, des moyens spéciaux de la gendarmerie, mis à disposition par la Région Bretagne, ont été présentés aux élèves des deux écoles : équipe cynophile, plongeurs, télé-pilote de drone et pilote de la Section aérienne (SAG). Le GIGN avait également envoyé son antenne de Nantes, et le CNO son P.C. projetable.

 © F. Theus / EOGN

 

Les bleus se sont mis au vert

De mardi soir à mercredi, près de 300 élèves ont ensuite rempli sur le terrain, en sections mixtes EOGN/AMSCC, et sous l'autorité d'un P.C. également mixte, des missions de reconnaissance, de contrôle ou de neutralisation. Les bleus se sont donc mis au vert, et ces manœuvres ont permis de nombreux échanges et partages d’expérience au sein des sections, sur les différences de modes d'action, les moyens complémentaires et le socle militaire commun.

Au cours de ces 24 heures d’exercice, les moyens spéciaux présentés la veille ont été mis en œuvre : l'hélicoptère de la SAG a permis le survol d'une zone à contrôler ; le chien a permis de retrouver une personne suspecte ayant déposé des affaires ; l'AGIGN a pu interpeller des mis en cause, etc.

« La réputation d’excellence de Saint-Cyr en matière d’apprentissage du commandement n’est plus à faire, a expliqué à Ouest France le général de division Laurent Bitouzet, commandant l’EOGN. C’est cela que nous sommes venus chercher ici. »