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Les gendarmes entrent en scène pour sécuriser les abords de la fête de l’Humanité

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
© GGD91 - LTN A.Fuentes
Pour cette 87ème édition, la fête de l’Humanité n’a pas eu lieu à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis comme habituellement mais au Plessis-Paté, dans l’Essonne. Une première pour les gendarmes qui ont du sécuriser les abords de ce qui s’avère être le plus grand événement culturel payant de France.

Du 9 au 11 septembre derniers, 400 000 visiteurs se sont rendus sur la base aérienne 217, en Essonne, pour assister aux concerts et aux débats politiques proposés dans le cadre de la fête de « l’Huma ». Un « pari réussi » pour les organisateurs qui changeait de lieu après 21 ans en Seine Saint Denis, mais aussi pour les gendarmes puisque 95 % du site se trouvait dans leur zone de compétence.

Un défi de taille

« Un tel évènement a nécessité neuf mois de planification avec l’ensemble des partenaires pour assurer la sécurité des abords du festival, ainsi que la tranquillité publique des sept communes environnantes », explique le colonel Hugues Sublet, commandant le groupement de gendarmerie de l’Essonne. « Nous avons mis en place des groupes de travail sur différentes thématiques qui associaient les communes, les forces de l’ordre et l’organisateur. Nous avons notamment pu nous appuyer sur l’expérience de ce dernier et sur celle de nos homologues de Seine-Saint-Denis pour se préparer à l’évènement », confirme M. Cyril Alavoine, directeur de cabinet du préfet de l’Essonne.

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« Nous avions différents enjeux sur cet évènement. Tout d’abord, la circulation routière puisque sur les 100 000 personnes attendues chaque jour, environ 40 % empruntent leur véhicule pour se rendre sur le site. Des points de contrôle ont donc été mis en place pour fluidifier les axes du sud de la région qui peuvent vite s’engorger», remarque le colonel. « Deux navettes ont été mise en œuvre afin de permettre aux usagers des RER C et D de rejoindre le site sans difficulté. Un travail a aussi été réalisé en amont avec la RATP pour qu’il y ait des rames supplémentaires et des services prolongés», ajoute M. Alavoine. « Il s’agissait également de prévenir la commission d’infractions telles que des vols, des conduites sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, des rixes, ou encore des violences sexuelles ou sexistes. Enfin, nous devions protéger les festivaliers 24h/24, contre les infractions mais également face aux risques naturels, sachant que la petite scène restait animée toute la nuit et que 25 000 personnes demeuraient dans le camping », souligne le colonel.

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La coordination de nombreux acteurs

Durant les trois jours, près de 500 militaires se sont relayés sur ces différentes missions. Pas de concert au programme pour eux, mais la mise en place d’un dispositif renforcé pour assurer la circulation routière, un contrôle de zone avec des moyens spéciaux et des patrouilles à pieds, à vélo ou même à cheval, une remontée du renseignement en continue et des gendarmes mobiles prêts à renforcer les agents de sécurité privée en cas de mouvement de foule. « Une brigade éphémère a également été constituée pour l’occasion avec des gendarmes de la compagnie d’Évry, dont certains sont spécialisés dans le recueil des plaintes pour violences sexuelles ou sexistes. Équipés de leur Ubiquity, ils ont été installés dans des locaux de l’agglomération Cœur d’Essonne pour recueillir les éventuelles plaintes, appuyés par leurs camarades des unités de recherche si besoin», décrit le colonel.

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Pour coordonner tout ce petit monde, deux postes de commandement ont été mis en œuvre : l’un, « commun » à tous les représentants des parties prenantes à l’événement (préfecture, forces de l’ordre, armées, services de secours, transporteurs, organisateur, collectivités locales), disposant d’un retour caméra du site et de ses abords, mais aussi des axes et des quais de RER ; l’autre, regroupant les « métiers » de l’intervention (forces de l’ordre, pompiers et SAMU) et armé notamment par des gendarmes du Centre national des opérations (CNO). « Il ne faut pas oublier également les logisticiens du groupement, appuyés par la région et le CNO, qui ont fait un travail formidable pour l’alimentation, l’hébergement, et le transport de tous. Issus de toute la région, 200 réservistes sont également venus renforcer les unités du groupement ce week-end, afin qu’elles puissent faire face aux autres missions», fait remarquer le colonel.

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« Cet événement est une belle démonstration de la collaboration entre les différents services sous la coordination de la préfecture », résume, satisfait, M. Alavoine. Autant d’acteurs qui ont su jouer de concert pour le bien de l’Humanité.

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