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Manœuvre NÉO 2 : le déploiement dans les groupements sur les bons rails

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© Gendarmerie/SIRPA/A.FAURE

La manœuvre stratégique, technologique et logistique NÉO 2 se poursuit avec le déploiement au niveau des Groupements de gendarmerie départementale (GGD), qui nécessite un fort engagement des militaires des Sections opérationnelles de lutte contre les cybermenaces (SOLC) pour la gestion des livraisons, la préparation des appareils pour chaque personnel et la récupération de l’ancienne génération de téléphone. Reportage à Lyon, au GGD du Rhône.

Dans le garage de la Section opérationnelle de lutte contre les cybermenaces (SOLC) du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Rhône, qui sert également d’atelier informatique, les dix téléphones NÉO 2 sont sagement alignés en rang d’oignon sur la grande table centrale, dans l’attente de leur nouveau propriétaire.

Ce lundi 11 avril, ce sont dix militaires de la compagnie de gendarmerie départementale de Lyon, quatre de la Brigade territoriale autonome (BTA) de la capitale des Gones, cinq de celle de Limonest, et un de la Brigade de proximité (B.P.) de Fontaines-sur-Saône qui vont percevoir leur nouveau téléphone.

2 151 téléphones pour le GGD et la Région

« Nous distribuons entre 100 et 120 téléphones par semaine, par groupe de 10, sur cinq sites : ici, au groupement, pour la compagnie de Lyon, et sur les quatre autres compagnies : Bron, Givors, L’Arbresle et Villefranche-sur-Saône, détaille le capitaine (CNE) Mickaël, chef de la SOLC. Par ailleurs, quatre gendarmes de la section sont détachés à la Région, à Sathonay-Camp, pour s’occuper de toute la plateforme, avec notamment les escadrons de gendarmerie mobile, les offices centraux, etc. »

Au sein de la SOLC, l’adjudant Ludovic est chargé de réceptionner les téléphones, les cartes micro SD ainsi que les accessoires : écouteurs, chargeurs, cordons USB, protections d’écran et extracteurs de SIM. « Tous les jours, entre 280 et 320 appareils sont livrés, précise-t-il. En tout, cela représente 2 151 unités, dont 770 pour la Région, le reste étant réparti entre les militaires du groupement et les unités spécialisées. Nous réceptionnons et stockons également ceux de la police nationale, en attendant que leurs personnels viennent les chercher. »

Configuration et règles de sécurité

Pendant plus d’une heure, le CNE Mickaël va accompagner les militaires présents pour les aider à prendre en main leur nouveau téléphone. Il commence par présenter l’appareil, ses différentes connectiques, son appareil photo de 48 méga Pixels. « Pour la batterie, la marque Crosscall conseille de ne pas descendre en dessous de 20 %. La coque est spécifique à la gendarmerie, il convient de ne pas la changer. »

Commence ensuite la phase de configuration du téléphone, individualisé par la lecture d’un QR Code sur ordinateur, dans leur espace personnel, puis des applications : Navigateur Internet, Courrier, Annuaire. « Toutes les applications sont disponibles dans un catalogue, notamment l’application de navigation et de cartographie OsmAnd ou encore Opération Tranquillité Vacances (OTV) », explique le chef de la SOLC.

Le CNE Mickaël profite de cette session pour rappeler les règles de sécurité : « Soyez discret quand vous composez votre code PIN, et quoi qu’il arrive, sachez que nous avons toujours la possibilité de désactiver votre téléphone à distance. J’enfile également ma casquette de référent Informatique et Libertés pour rappeler que la consultation des fichiers doit se faire uniquement dans un cadre administratif ou judiciaire. »

Une montée en puissance

Les militaires prennent facilement en main leur nouvel outil de travail en mobilité. « J’en attends une meilleure performance en 4G sur le territoire de la brigade, et surtout le réseau Radio du futur qui sera une grosse évolution et palliera notre problème de couverture radio », estime l’adjudant-chef Arnaud, de la BTA de Limonest. « Pour ma part, j’espère une meilleure autonomie de la batterie et une plus grande rapidité d’accès aux fichiers », ajoute son collègue de la même unité, le maréchal des logis-chef Camille.

La première session de la semaine touche à sa fin. « Nous avons commencé par les remplacements de NÉO 1. Nous devons en distribuer 900 d’ici au 11 juin, mais nous aurons fini en avance, vers la mi-mai », se félicite le CNE Mickaël. Puis viendra le tour des GAV, des civils… Le second objectif, c’est la date du 1er juillet. Tous les personnels mutés doivent partir avec leur NÉO 2. Ensuite, nous commencerons les tests pour le réseau Radio du futur, pour une installation en septembre.

« Les premières remontées du terrain sont bonnes. Les utilisateurs sont notamment satisfaits de la rapidité du téléphone et de l’autonomie de la batterie. Leur demande d’avoir l’agenda a bien été prise en compte. » La manœuvre NÉO 2 se poursuit donc sur les bons rails, avec toujours comme objectif pour la gendarmerie une montée en puissance sur l’année 2022, afin d’être prêts notamment pour la coupe du Monde de rugby en 2023, puis les Jeux Olympiques de Paris en 2024.