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Recherches opérationnelles de personnes disparues : moyens tous terrains dans les airs

Auteur : Angélina Gagneraud & aspirant Morgane Jardillier - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
Les multiples capacités des hélicoptères des Forces aériennes de gendarmerie ainsi que les compétences des pilotes et des mécaniciensconstituent une véritable plus-value.
© SirpaGend - MAJ. F. Balsamo

Selon la configuration des lieux et les besoins exprimés, des moyens spécialisés, des experts et des techniciens sont engagés pour participer aux recherches. Une évidente plus-value.

L'irremplaçable hélicoptère

Transport de personnels (équipes cynophiles, plongeurs, enquêteurs), treuil, phare de recherche, caméra thermique… Les multiples capacités des hélicoptères des Forces aériennes de gendarmerie (Fag) ainsi que les compétences des pilotes et des mécaniciens présentent de nombreux avantages dans le cadre de recherches de personnes disparues. Ils apportent notamment une complémentarité avec les recherches opérationnelles terrestres dans les zones impraticables.

« Début septembre, nous avons réalisé une mission qui illustre bien la plus-value que nous pouvons apporter aux enquêteurs, débute le capitaine Jérôme Clauzade, de la Sag de Dijon-Longvic. À proximité de la station de ski de Mont-Dore, une femme avait disparu en faisant part de son intention de mettre fin à ses jours. Appelés par le groupement du Doubs, nous nous sommes transportés au sommet de la station, après avoir embarqué une équipe cynophile présente à Dijon pour entraînement. Sur place, les enquêteurs nous ont indiqué qu’ils ne distinguaient pas le pied de la falaise à proximité. L'hélicoptère a permis d'aller reconnaître la zone. Apercevant un objet en contrebas, nous avons utilisé la caméra de l'E.C. 135 pour effectuer un lever de doute. Il s’agissait d’un vêtement et nous avons pu déceler le corps de la victime quelques mètres plus bas… Nous avons embarqué le directeur d’enquête qui a pris des photos pour être en mesure de briefer l’équipe d’extraction sur la configuration des lieux. La suite de la manœuvre a pu avoir lieu à l’arrivée de l’Écureuil, équipé en permanence du treuil. Nous avons ainsi déposé les militaires du peloton de gendarmerie de montagne des Hauts de Bienne. Ils ont conditionné la victime dans une civière pour l’extraire de la zone au plus vite en raison de la dégradation météorologique rapide. »

En 2016, sur 1 387 recherches de personnes réalisées par les unités des Fag, 285 ont été retrouvées par l’action directe du moyen aérien ; pour les autres, le recours à la 3D a le plus souvent permis de réorienter les recherches.

Légers et maniables, les drones deviennent incontournables

L’utilisation des drones en gendarmerie pour la recherche de personnes disparues conjugue efficacité et rapidité d’intervention. Ils permettent de mener des missions de reconnaissance et de surveillance, de récolter du renseignement et de réaliser des cartographies afin de comprendre le milieu d’intervention. L’étonnante célérité de déploiement des drones, leur polyvalence ainsi que la facilité de mise en œuvre constituent une aide précieuse pour les équipes engagées sur le terrain.

Le drone est un moyen complémentaire aux Forces aériennes gendarmerie lors de disparition de personne.

© SirpaGend - BRC F. Garcia

Équipés d’une caméra 4K, les drones fournissent des données et des images de très grande qualité, en temps réel, balayant efficacement de larges surfaces, parfois escarpées, voire difficiles d’accès. De quoi remplacer les hélicoptères ? Négatif ! Les drones sont un moyen complémentaire aux forces aériennes de gendarmerie. Ils n’ont pas la capacité de transporter des personnes ou des moyens et leur autonomie reste limitée à 30 minutes.