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Le commandement du soutien opérationnel de la gendarmerie à la manoeuvre

Auteur : la capitaine Céline Morin - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
Traitement de la solde, livraison d’équipements, maintien en condition opérationnelle des réseaux informatiques et de télécommunication, soutien du parc blindé… Les missions du Comsop sont nombreuses.
© Sirpa Gend - BRI F. Garcia

Au travers de ses missions de soutien R.H., technique et logistique, le Comsop est au cœur de la manœuvre pour toujours plus d’efficacité sur le terrain.

Bras armé de la direction des soutiens et des finances, de la Direction des personnels militaires de la gendarmerie nationale (DPMGN), du service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure (ST(SI)²) et enfin du Service de l'achat des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (Saelsi), le Comsop est la colonne vertébrale de la chaîne de soutien opérationnel de la gendarmerie.

« Nous sommes le point d'entrée unique dans le soutien opérationnel. Cette architecture allège et simplifie les procédures pour les unités avec lesquelles nous traitons, principalement les échelons régionaux et départementaux. Elle permet à nos services d’apporter une réponse plus rapide et plus efficace à leurs besoins », présente le général Olivier Guérif, commandant le Comsop.

Quatre pôles fonctionnels

La structure s’organise autour de quatre pôles fonctionnels : l’un orienté soutien ressources humaines/solde, un deuxième dédié au soutien technique (structures informatiques et de télécommunication), un troisième au soutien opérationnel (logistique), et enfin un pôle sécurité, qui travaille à l'harmonisation des procédures de sécurité sur les sites sensibles.

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Travaillant au profit de la DPMGN, le premier pôle s’occupe de la gestion de la solde de l'ensemble des gendarmes. Il administre également les personnels affectés dans des unités particulières (hors gestion région), comme la DGGN, les gendarmeries spécialisées ou encore les unités multiprogrammes.

Assurer la continuité des réseaux de communication

Le deuxième pôle assure un soutien technique opérationnel dans le domaine de l'informatique et des télécommunications, essentiel à la manœuvre opérationnelle sur l’ensemble du territoire. Le Comsop est ainsi en mesure de dépanner très rapidement des matériels (équipements du réseau Rubis, autocommutateurs, etc.) dans ses ateliers ou d’envoyer ses techniciens sur le terrain pour résoudre des problèmes particuliers.

« Nous sommes ainsi capables de projeter, en appui du CPGC, des experts en radiocommunication pour mettre en place des réseaux sur des théâtres d'opérations extérieures comme en Centrafrique ou en Afghanistan », poursuit le général.

Sur le volet informatique, les développeurs du Comsop appuient le ST(SI)² pour assurer la maintenance des applications utilisées au quotidien par les gendarmes, ainsi que pour les faire évoluer en fonction des besoins des utilisateurs. Des équipes sont par ailleurs chargées de veiller au bon fonctionnement des serveurs informatiques abritant les applications de la gendarmerie et de la police.

Le Comsop assure la recette, le contrôle et la distribution des gilets pare-balles...

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Une chaîne de soutien projetable

La mission du pôle soutien opérationnel s’opère principalement au profit du Saelsi, chargé de l’achat, de la répartition et de la livraison des équipements des forces de sécurité intérieure. Celui-ci s’appuie plus particulièrement sur le centre national de soutien logistique du Comsop pour la recette, le contrôle et la distribution des gilets pare-balles (jusqu’au niveau des personnels) et des munitions (jusqu’au niveau région) de la gendarmerie et de la police (Sgami).

Le centre de soutien automobile de la gendarmerie, qui assure le soutien des véhicules blindés de la gendarmerie mobile, travaille également au profit du Saelsi, par exemple sur le volet préparation et réparation des véhicules militaires envoyés en Nouvelle-Calédonie.

Parallèlement à cette activité de dépannage mécanique en atelier sur les matériels de la gamme militaire et sur les véhicules blindés de la gendarmerie, les mécaniciens, ainsi que le permet leur statut militaire, sont projetables sur des missions d’appui de courte à moyenne durée. Certains accompagnent d’ailleurs des unités du groupement blindé de gendarmerie mobile.

Décharger les unités opérationnelles des tâches annexes

« Nous avons aujourd’hui, grâce au service de soutien à la projection opérationnelle, des capacités de déploiement, notamment dans le domaine de la mécanique et des systèmes d’information et de communication. Demain, nous devrons être en mesure de projeter une équipe pluridisciplinaire dans le cadre du soutien opérationnel, c’est-à-dire capable d’assurer également les missions d’hébergement, en déployant une unité de camp, mais aussi de restauration et d’habillement, annonce le général Guérif. Notre objectif reste de décharger l’unité opérationnelle de toutes les tâches annexes afin qu’elle puisse se concentrer sur sa mission. »