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Navires sous contrôle avec le Peloton de sûreté maritime et portuaire de Port-de-Bouc

Auteur : Angélina Gagneraud - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
La procédure de contrôle réalisée par le PSMP de Port-de-Bouc est destinée à prendre en compte la menace terroriste maritime. Elle a engendré la création des PSMP en 2006.
© Sirpa Gend - BRC F. GARCIA

Assurer la sûreté des approches maritimes et des plans d'eau des grands ports d'importance vitale, qu'ils soient civils ou militaires, constitue un enjeu majeur pour le PSMP de Port-de-Bouc.

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Un cargo vient de s'établir au mouillage ouest du port. Le PSMP étudie sa provenance, l'origine du pavillon et de l'équipage, ainsi que sa cargaison, pour établir le niveau du contrôle. « Celui-ci sera de niveau 3. Il doit être le plus complet possible car ce navire n'est pas répertorié dans nos bases de données, explique le capitaine Alexis Escorihuela, commandant l'unité. Nous contribuons ainsi à la sécurisation du transport maritime, notamment dans le cadre de la lutte antiterroriste et des trafics illicites liés. » Cette procédure de contrôle, destinée à prendre en compte la menace terroriste maritime (navire pris pour cible ou utilisé comme vecteur pour une attaque), a engendré la création des PSMP en 2006.

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Après un rapide briefing, le matériel est chargé et les pilotes, mécaniciens, plongeurs et autres gendarmes prennent place à bord des deux vedettes de l'unité. Dix minutes plus tard, la première embarcation s'approche de l'objectif. « La manœuvre est sensible lorsque l'on est face à un cargo de cette taille ! » Appelé par radio, le commandant du navire donne l'autorisation aux gendarmes de monter à bord. Les uns après les autres, les militaires grimpent par l'échelle. Harnaché sur le dos de son maître, le chien qualifié en recherche d'explosifs est engagé sur le contrôle.

Deux gendarmes qualifiés en fraude documentaire demandent à examiner les documents nécessaires au contrôle : passeports et livrets maritimes de l'équipage, cahier de bord, etc. « La maîtrise de l'anglais et du vocabulaire maritime est indispensable lorsque nous réalisons ce type d'acte. D'autant que le temps du contrôle documentaire est également celui d'une prise de renseignements non négligeables auprès du commandant de bord », souligne l'adjudant Jean-Louis Prchivarsky.

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La visite du navire s'ensuit. Les militaires, appuyés par l'équipe cynophile, inspectent les cheminées, la salle des machines, etc. Les expériences de chacun sont utiles : « Nous vérifions les trappes, les bidons et tout ce qui pourrait dissimuler de la marchandise de contrebande ou des personnes », explique le major Éric Legrand, adjoint au commandant du PSMP.

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Les quatre plongeurs enfilent leur combinaison. L'examen de la coque, qui pourrait dissimuler de la marchandise illégale, ou pire encore, met un terme au contrôle de niveau 3… Quelques plongeurs de l'unité ont récemment été formés en Reconnaissance en neutralisation, enlèvement et destruction des engins explosifs (Reco nedex).

« Cette qualification est un véritable plus en cas de découverte de colis suspects afin de déterminer le poids de charge, de donner des informations aux plongeurs démineurs, etc. », confirment les quatre plongeurs en mission ce jour-là.

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Le contrôle est terminé. Un procès-verbal de renseignement est établi, récapitulant tous les éléments nécessaires pour que le navire soit enfin répertorié.