Dossiers

La gendarmerie maritime : gendarmerie spécialisée entre terre et mer

Auteur : Angélina Gagneraud - publié le
Temps de lecture: ≃1 min.

Véritable atout pour la  défense de la France, la gendarmerie maritime fait le lien entre la haute mer, l’approche des côtes des eaux territoriales françaises et la terre.

 

Le général Christophe Boyer expose les grandes évolutions de cette gendarmerie spécialisée, placée pour emploi auprès de la Marine nationale et présente dans le monde entier.

© SirpaGend – BRC F. GARCIA

© Tous droits réservés

« La menace terroriste que nous connaissons depuis 2001, accentuée par les récents événements français, a conduit la gendarmerie maritime à renforcer ses modes d’action. Ainsi, les missions des unités ont évolué et évolueront encore. Au cours des prochaines années, trois pelotons de sûreté maritime et portuaire supplémentaires vont être créés : Dunkerque en 2017, Saint-Nazaire en 2018 et Calais en 2019. Nous avons déployé des équipes de protection de navires à passagers, notamment sur les trafics trans-Manche et trans-Méditerranée.

Enfin, nous mettons en place un dispositif de primo-arrivants en mesure d’intervenir sur un événement particulier, voire une attaque de type terroriste et/ou de piraterie en attendant l’arrivée du GIGN et des commandos Marine. La réorganisation de notre chaîne du renseignement, dans le traitement et l’analyse aux niveaux local, national et international, constitue également l'une de nos grandes évolutions récentes. Cette mutation conduit les 1 100 gendarmes et 300 réservistes à développer et renforcer leurs compétences.

Les actifs bénéficient de qualifications gendarmerie (OPJ, plongeur, technicien en investigation subaquatique, etc.), de stages réalisés en interne grâce à notre centre dédié, mais également de brevets propres à la Marine nationale comme celui de chef de quart qui dure deux ans. Cela nous oblige à véritablement anticiper notre gestion R.H. sur le plan des compétences et des affectations.

En effet, nous avons un cadre de gestion interne qui implique que les mutations des sous-officiers se font en intra-spécialité, en métropole comme en outre-mer. Ces dernières sont nombreuses tant les gendarmes maritimes aiment naviguer. »