Criminalistique, le futur dès à présent

Les experts des scènes de crime

En s’appuyant sur les sciences traditionnelles et les évolutions technologiques, les enquêteurs ont plusieurs outils à leur main pour identifier une victime, confondre l’auteur d’un crime, retracer le parcours d’une arme à feu, ou du moins orienter efficacement leurs investigations à la recherche de la vérité. Médecine légale, odontologie, génétique, anthropologie, morphoanalyse des traces de sang, faune et flore forensiques, armes et explosifs... Chaque expertise apporte sa pierre à l’enquête.

Analystes comportementaux : des gendarmes sous un autre profil

Livres, séries, films, le profilage reste un vrai sujet de prédilection pour la fiction. Dans la réalité, cela fait bientôt 20 ans que les gendarmes peuvent s’appuyer sur un Département des sciences du comportement (DSC), situé au sein du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale. Mais si ce métier intrigue et fascine, il génère aussi beaucoup de préjugés. Dévoilons son vrai profil !

Suivre à la trace... Numérique

Nous en laissons partout. Dans nos ordinateurs et nos téléphones bien sûr, mais aussi dans nos voitures et, de plus en plus souvent, dans nos objets de la vie courante. Ces données numériques constituent autant de failles pouvant être exploitées par des délinquants, mais aussi de précieux indices pour résoudre les enquêtes, ainsi que des opportunités pour améliorer la sécurité des usagers et des personnels de la gendarmerie.

Les cryptomonnaies sont-elles l'apanage des criminels ?

L’essor des cryptomonnaies à la suite de la crise financière de 2008 n’a pas échappé aux criminels en tout genre. Si la part des transactions illicites sur la blockchain reste relativement faible, elle est malgré tout estimée à 2,8 milliards de dollars en 2019. Certains, comme les cartels, les utilisent pour blanchir leur argent sale, d’autres les emploient pour obtenir différents services sur le Dark Web. Face à ce phénomène, la gendarmerie dispose d’un groupe d’enquête spécialisé dans les cryptomonnaies.

Cold cases : retour vers le futur pour identifier les criminels

Inaugurée le 9 octobre 2020, la division cold cases, rebaptisée DIANE au printemps 2021, pour DIvision des Affaires Non Elucidées, a pris place au sein du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN). Elle s’appuie sur des gendarmes issus de différentes spécialités du pôle pour étudier avec un œil neuf des procédures non élucidées particulièrement complexes. Elle consiste également à mettre à profit les dernières avancées d’analyse criminelle et scientifiques afin de tenter de les résoudre.

De la formation à l'innovation

Afin de maintenir un haut niveau d’expertise au sein de la gendarmerie nationale, et de demeurer une source d’innovation importante, le PJGN a tissé des liens étroits avec les mondes académique et industriel. Tour d’horizon de ces différents partenariats.