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Sécurité unifiée : coopération opérationnelle

auteur : le chef d'escadron Gaëlle Pupin - publié le
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Unités mixtes

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DCI : Première direction commune, la direction de la coopération internationale (DCI) réunit, dans une seule et même structure, les acteurs majeurs de la coopération internationale. Créée le 1er septembre 2010, elle est pleinement opérationnelle depuis le 1er janvier 2011. Pour contrer diverses menaces, comme le terrorisme, le trafic de drogue ou la cybercriminalité, elle gère notamment le réseau des attachés de sécurité intérieure, composé de 250 policiers et gendarmes déployés dans 93 ambassades et couvrant 156 pays.

 

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STSI² : Le service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure de la DGGN est placé sous l'autorité conjointe du directeur général de la gendarmerie nationale et du directeur général de la police nationale. Inscrivant son action dans le principe de subsidiarité avec la Direction des systèmes d’information et de communication du ministère de l’intérieur (DSIC), il est articulé en quatre sous-directions et a pour missions de contribuer à la définition de la stratégie du ministère de l'intérieur en matière de systèmes d'information et de communication et de sécurité des systèmes d'information ; de concevoir et conduire les projets SIC destinés aux utilisateurs de sécurité intérieure.

 

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COSSEN : Après une série d'intrusions sur des sites nucléaires civils, une structure unique à même d’améliorer la réponse de l'État dans le domaine de la sécurité nucléaire a été créée en juillet 2016. Service à compétence nationale, rattaché à la gendarmerie nationale, il coordonne la réponse des forces et services concourant à la sécurité intérieure dans le domaine de la protection des matières nucléaires (hors dissuasion), de leurs installations et de leurs transports contre tout acte de malveillance, agression ou menace, notamment à caractère terroriste. Pour remplir ces missions, 64 personnels (30 gendarmes, 15 policiers et une vingtaine de personnels civils) sont actuellement répartis en trois départements : « appui aux forces et aux opérateurs », « opérations et emploi » et « soutien opérationnel ».

 

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SAELSI : Sous l’autorité conjointe de trois directeurs généraux, le service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure est chargé de concevoir, d’acheter, de mettre à disposition et de gérer le matériel nécessaire à l’exercice des missions de la gendarmerie nationale, de la police nationale et de la sécurité civile : moyens mobiles, armement, équipement de protection, habillement. Il développe des valeurs, des méthodes et des outils communs, optimise les capacités opérationnelles et mutualise les compétences et les expertises. Il effectue des économies dans l’objectif de dégager des ressources au profit des trois forces de sécurité.

 

Unités de coordination

UCFM : L'unité de coordination des forces mobiles, unité nationale placée sous la double autorité des directeurs généraux de la gendarmerie et police nationales, effectue la répartition des unités en fonction des missions. Elle est notamment dotée d'une application de suivi en temps réel de la position des forces.

 

UCSTC : Mise en place depuis le 17 mai 2010, dans le cadre du plan national de sécurisation des transports, l'unité de coordination de la sécurité dans les transports en commun a pour objectif de coordonner l'action de l'ensemble des services de police, de gendarmerie et des transporteurs concourant à la sécurité dans les transports en commun. Structure légère, permanente et mixte (police/gendarmerie), elle bénéficie, en temps réel, d'une remontée systématique de l'information opérationnelle afin d'en faire l'analyse et l'exploitation.

 

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UCLIR : L'unité de coordination de la lutte contre l'insécurité routière, structure interservices, coordonne les missions opérationnelles de la gendarmerie, la police et la préfecture de police. Elle participe à l'élaboration de mesures législatives et réglementaires, adresse les directives aux forces de sécurité, uniformise et diffuse les bonnes pratiques. Elle représente le ministère au sein d'autres instances de la sécurité routière.

 

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UCOFI : Si elle n'a pas d'autorité hiérarchique sur les différentes forces d'intervention (GIGN, RAID, BRI), le rôle de l'unité de coordination des forces d'intervention est de faciliter la coordination et la coopération entre ces unités et de proposer la réalisation d’entraînements, d’exercices de formation, voire de procédures d’engagements communs. Elle a réalisé le Schéma national d’intervention (SNI) à la suite des attentats de 2015 et gère également les statistiques de l’ensemble de ces unités d’intervention.

 

Procédés/schémas partagés

Interopérabilité des moyens radio : grâce à des protocoles, et malgré des moyens différents, toutes les forces de sécurité intérieure peuvent communiquer entre elles sur des canaux dédiés.

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Schéma national d'intervention : en cas d'attentat ou d'une zone Orsec Novi (nombreuses victimes), toutes les forces de sécurité intérieure s'appuient sur ce schéma pour intervenir et parler le même langage.

 

 

 

Quartz - INPT : ce réseau radio numérique de technologie Tetrapol est disponible dans les Antilles, à La Réunion ainsi qu'à Mayotte. Les forces de sécurité intérieure l'utilisent ainsi que plusieurs autres administrations et ministères.

 

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CORAT : Afin de renforcer la coopération opérationnelle entre la police et la gendarmerie nationales, obtenir une meilleure anticipation des phénomènes, une meilleure organisation des dispositifs de lutte contre l'insécurité et une meilleure planification des opérations, la coordination opérationnelle renforcée dans les agglomérations et les territoires a été créée. Dans le respect des règles d'organisation et d'emploi de chaque force et sous l'autorité du préfet, le directeur départemental de la sécurité publique et le commandant de groupement de gendarmerie départementale agissent ensemble de façon cohérente et complémentaire pour assurer la sécurité des concitoyens dans la continuité territoriale.