Enquêtes

GGD 87 : coup de frein à une escroquerie dans la vente d'automobiles

Auteur : la Rédaction - publié le
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© GGD87

Les gendarmes du Groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Vienne (GGD87) ont procédé à sept interpellations, mardi 24 avril, visant à démanteler une bande organisée à l’origine d’escroqueries à grande échelle dans le domaine de la vente d’automobiles.

C'est à l'occasion d'un banal accident matériel de la circulation routière en avril 2016, que l'attention des gendarmes de la brigade de proximité de Nieul est attirée tant par le comportement des conducteurs impliqués que par la réalité des circonstances du sinistre. Les vérifications réalisées auprès des compagnies d'assurances concernées révèlent de fortes suspicions d'escroquerie. Dès lors, une enquête est déclenchée et la brigade de recherches de Limoges est saisie.

Les investigations permettent d'établir que plusieurs individus, dont certains sont propriétaires de garages automobiles à Nieul et Isle (87), sont à l'origine d'un système d'escroqueries d'envergure. Celui-ci consiste dans la revente frauduleuse de véhicules d'occasion trafiqués (compteurs kilométriques baissés, fausses factures d'entretien, etc.) et la simulation d'accidents couverts par des contrats d'assurance pour obtenir le remboursement des épaves. Ces véhicules sont alors revendus à un prix surévalué.

Le 24 avril 2018, la brigade de recherches de Limoges, appuyée par une cinquantaine de gendarmes du groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Vienne, a procédé à l'interpellation des sept individus impliqués dans cette affaire. Âgés de 24 à 57 ans et résidant dans le département de la Haute-Vienne, ils ont été placés en garde à vue.

Lors des perquisitions, de très nombreux véhicules de toute marque et gamme, de l'outillage mécanique lourd et léger et 26 000 euros en numéraire ont été saisis.

Au final, pas moins d'une soixantaine d'escroqueries au préjudice de compagnies d’assurances et de particuliers a été révélée par cette enquête judiciaire d'envergure.

Le préjudice global est estimé à environ 300 000 euros. Les mis en cause auront à répondre prochainement de leurs actes délictueux devant le tribunal correctionnel de Limoges.