Enquêtes

21 ans après, un violeur est démasqué grâce à un papier de bonbon

auteur : l'aspirante Morgane Jardillier - publié le
En quelques heures, l’analyse de l’ADN prélevé sur le gardé à vue confirme la correspondance entre la trace recueillie lors du viol commis en 1998 et celle retrouvée sur la scène d'un cambriolage en 2019 - photo d'illustration.
© Sirpa Gend - MAJ F. Balsamo

L’ADN prélevé sur un emballage de bonbon a permis de confondre un homme qui a reconnu avoir violé une jeune femme en 1998, dans le nord de la Vienne.

21 ans après un viol commis dans le nord de la Vienne, un suspect de 67 ans a été incarcéré pour viol vendredi 11 octobre, à Poitiers, trahi par la découverte de son ADN sur un emballage de bonbon retrouvé sur les lieux d’un cambriolage.

Le 30 juillet dernier, les techniciens en identification criminelle ramassent un papier de bonbon sur les lieux d’un cambriolage.

En exploitant la trace ADN prélevée, les gendarmes découvrent qu’elle coïncide avec l’ADN d’un violeur inconnu figurant depuis plus de vingt ans dans la base de données du Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Cette correspondance conduit donc les gendarmes à relancer l’enquête sur le viol.

Un cold case vieux de 21 ans…

Les faits se sont déroulés un soir d'octobre 1998. La victime, une automobiliste âgée de 21 ans à l'époque, s'arrête sur une route au nord du département de la Vienne, en raison de rondins de bois qui lui bloquent le passage.

En réalité, il s'agit d'un piège : un homme encagoulé surgit alors, la ligote et la viole dans la voiture. Il prend ensuite la fuite à pied, sans jamais avoir été arrêté…

L’ADN est retrouvé sur un papier de bonbon

Retour à l’été 2019. L'affaire rebondit à la faveur de prélèvements d'indices sur un cambriolage commis dans une menuiserie du département de la Vienne. L’ADN relevé sur un emballage de bonbon correspond à l’ADN du violeur de 1998.

En croisant les deux dossiers, les soupçons des enquêteurs se portent alors sur un homme âgé de 67 ans, qui n’est autre que le père de l’exploitant de la menuiserie cambriolée. Son nom ressort dans les deux affaires… Il avait en effet été interrogé par les gendarmes de la brigade de recherches comme témoin au moment du viol, car il était le voisin de la jeune femme violée…

Le 9 octobre dernier, l’individu est interpellé. En quelques heures, l’analyse de l’ADN prélevé sur le sexagénaire en garde à vue confirme la correspondance entre la trace découverte lors du viol en 1998 et celle recueillie lors du cambriolage du commerce en 2019. Face aux analyses, l’homme reconnaît les faits. Il est alors mis en examen et incarcéré.