Neuf interpellations dans le Vaucluse après de multiples dégradations à l’encontre d’infrastructures de Vinci Autoroute et d’Enedis

auteur : le commandant Céline Morin - publié le
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Entre le 14 décembre 2018 et le 5 février 2019, plusieurs infrastructures de la barrière de péage d’Avignon Nord, propriété de Vinci Autoroute, et quatre transformateurs d’Enedis, à Vedène, avaient été dégradés ou détruits par des incendies criminels. Les 20 et 21 janvier derniers, au terme d’une enquête minutieuse du groupe de travail « gilets jaunes 84 », mis en place par le groupement de gendarmerie départementale du Vaucluse, neuf individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Huit d’entre eux ont été mis en examen.

Entre le 14 décembre 2018 et le 5 février 2019, plusieurs infrastructures de la barrière de péage d’Avignon Nord (84), propriété de Vinci Autoroute, et quatre transformateurs d’Enedis, à Vedène (84), à proximité des péages d’Orange Nord et Sud, avaient été dégradés ou détruits par des incendies criminels. Le préjudice total de ces actions, conduites à l’occasion des mouvements de contestation « gilets jaunes », s’élève à 310 000 €.

Un groupe de travail, baptisé « Gilets jaunes 84 », associant des militaires de la brigade de recherches d’Avignon, du peloton d’autoroute d’Orange et de la cellule d’appui judiciaire 84, est alors mis en place au sein du Groupement de gendarmerie départementale du Vaucluse (GGD 84), afin de diligenter les investigations.

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Au terme d’une enquête minutieuse, s’appuyant notamment sur les actes de police technique et scientifique réalisés sur les lieux et de nombreux recoupements, les gendarmes parviennent à identifier neuf individus appartenant au mouvement de contestation des « gilets jaunes ».

Les 20 et 21 janvier derniers, une opération judiciaire, conduite par le groupe de travail « Gilets Jaunes 84 », avec l’appui des militaires du GGD 84, permet d’interpeller et de placer en garde à vue les neuf suspects. Au cours des auditions, les intéressés s’impliquent mutuellement.

À l’issue de leur garde à vue, huit d’entre eux ont été présentés devant le magistrat instructeur, qui a décidé de leur mise en examen.