Enquêtes

Cantal : trois interpellations suite à un vol avec séquestration et violences volontaires

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© Photo Franck Boileau

Une enquête rapidement menée par les gendarmes de la S.R. de Clermont-Ferrand a permis le démantèlement d’une équipe criminelle, dans le cadre d’un vol avec arme et violences, et avant une probable récidive.

Dans la nuit du 11 septembre, trois individus cagoulés entrent par effraction au domicile d’un gérant de société dans le bâtiment, à Pierrefort, dans le Cantal. Le propriétaire et sa femme sont brutalement réveillés, notamment par un coup de feu tiré dans le plafond. L’homme est frappé avec la crosse de l’arme. Sous la menace, il  remet aux agresseurs du numéraire, des montres et des bijoux. Les voleurs ligotent leurs victimes avec du scotch de déménagement avant de prendre la fuite...

Le pôle criminel de Clermont-Ferrand confie l'enquête à la Section de recherches (S.R.) de Clermont-Ferrand en co-saisine avec le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Cantal. « Nous avions une première piste intéressante par le biais d’un témoignage, explique le CEN Patrick, commandant en second de la S.R., en l’occurrence un véhicule aperçu dans le village quelques jours auparavant, probablement lors des repérages. Les enquêteurs ont également retrouvé un gant sur lequel a pu être prélevée une trace d’ADN. »

Un projet imminent de passage à l'acte

Cet ADN et l’immatriculation du véhicule mènent à une seule et même personne, connue défavorablement. Une surveillance physique est aussitôt mise en place. Les gendarmes louent un appartement à proximité de celui où vivent les trois hommes et la concubine de l’un d’eux. La nuit, ils se livrent à des vols d’accessoires sur voiture, destinés à réparer des véhicules dans le but de les revendre.

« La surveillance nous a permis d’avoir connaissance du projet imminent d’un autre vol avec séquestration, poursuit le CEN Patrick. S’agissant d’une atteinte à la personne, nous n’avons pas voulu prendre de risques en attendant le passage à l’acte. Nous avions de toute façon suffisamment d’éléments à charge. Nous avons donc décidé une interpellation par anticipation. »

L’opération a eu lieu vendredi 23 octobre dans la matinée. Une trentaine de militaires des GGD du Cantal, du Gard, de la Lozère et des antennes GIGN de Tours et d'Orange sont engagés. Les quatre individus sont arrêtés et placés en garde à vue. Une arme de poing, du numéraire, plusieurs objets volés ainsi que deux véhicules sont saisis lors des perquisitions.

Lors de sa garde à vue, l’un des trois hommes avoue rapidement les faits. Lui et ses deux complices ont été mis en examen pour extorsion avec armes, séquestration et violences volontaires, puis incarcérés dans la foulée. Mère d’un enfant en bas âge, la concubine a été laissée libre provisoirement, et devra se présenter ultérieurement pour sa mise en examen.