Enquêtes

Fin de partie pour les dealers de la Haute-Borne

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© Section de recherches de Reims

À l’issue d’une enquête rapide, la section de recherches de Reims et le groupement de gendarmerie départementale de la Marne ont réussi à démanteler un réseau de stupéfiants opérant à Vitry-le-François.

Le quartier de la Haute-Borne est situé au nord de la commune de Vitry-le-François, en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Ce quartier sensible faisait, depuis plusieurs mois déjà, l’objet d’une surveillance liée à un trafic de stupéfiants. Au moment de la mise en place du confinement, le 17 mars, les gendarmes de la compagnie de la ville constatent une recrudescence de ce trafic. La Section de recherches (S.R.) de Reims et le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de la Marne sont conjointement saisis de l’enquête.

« Les clients venaient d’assez loin car, avec les restrictions de circulation et les nombreux contrôles, il devenait de plus en plus difficile de trouver les produits à Reims et aux alentours », détaille le lieutenant-colonel Jean-Paul Douvier, commandant en second de la S.R. de Reims. Concomitamment, le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Vitry-le-François va fournir à la S.R. de précieux renseignements sur les guetteurs encagoulés opérant à l’entrée du quartier et communiquant par talkie-walkie. « Forts de toutes ces informations, nous avons mis en place une surveillance de la zone avec l’appui du Groupe d’observation et de surveillance (GOS) de Reims, poursuit l’officier. Cela nous a permis de confirmer qu’il s’agissait d’un point de deal d’héroïne très important, comptabilisant entre 50 et 100 clients par jour se présentant en véhicule. Nous avons pu cibler plus particulièrement un immeuble et même un appartement suspect. »

Un fusil à pompe, une grenade et deux armes de poing

L’opération de surveillance ayant porté ses fruits, la décision d’intervenir est rapidement prise. « Dans les affaires de stupéfiants, les choses prennent parfois un peu plus de temps mais, dans le cas présent, nous avons pris l’option d’aller vite, avec l’accord du parquet de Châlons-en-Champagne », précise le lieutenant-colonel.

Outre la S.R. et le GGD, l’antenne GIGN de Reims et le peloton d’intervention de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) de Lure sont mobilisés pour sécuriser le quartier. L’intervention a lieu le 13 mai à 6 heures du matin. Quatre individus suspectés d’être à la tête du trafic sont interpellés. Les perquisitions dans l’appartement squatté par les dealers permettent de découvrir une quantité d’héroïne suffisante pour matérialiser le trafic, ainsi qu’un fusil à pompe, une grenade et deux armes de poing.

Les auditions ont permis de confondre trois suspects. Deux ont d’ailleurs reconnu les faits. Le quatrième individu ne jouait qu’un rôle secondaire. À l’issue de leur garde à vue, les trois délinquants ont été déférés pour être jugés en comparution immédiate. Ils ont été condamnés à des peines de 16 à 18 mois de prison avec mandat de dépôt.

arme de poingarme de poing
© Section de recherches de Reims