Enquêtes

Guyane : démantèlement d’une base d’orpaillage illégal

Auteur : le commandant Céline Morin - publié le
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L’opération conduite ce 17 juillet par les gendarmes de Guyane, avec l’appui du 9e RIMa, a permis de démanteler une base logistique utilisée par des orpailleurs illégaux, dans la zone « Carénage », à Maripasoula.

En dépit de la crise sanitaire liée à la Covid, qui s’accentue actuellement en Guyane, la lutte contre l’orpaillage illégal, véritable fléau sécuritaire, écologique et économique, se poursuit. Pour preuve la dernière opération fructueuse, conduite dans le secteur de Maripasoula, sous le contrôle du Procureur de la République à Cayenne.

Il est en effet tout juste 6 heures du matin, ce 17 juillet, quand les gendarmes de l'Antenne GIGN de Guyane et du Centre de conduite des opérations Harpie (CCO), appuyés par des militaires du 9RIMa et un infirmier du centre médical interarmées de Cayenne, investissent par surprise un site clandestin occupé par des garimpeiros.

Cette base logistique se situe dans la zone « Carénage ». Pour y parvenir, gendarmes et militaires des Forces Armées en Guyane (FAG) ont tout d’abord dû être héliportés à bord d’un appareil de la BA367, avant d’entamer une progression de deux jours à travers la forêt équatoriale. C’est ensuite en toute discrétion, de façon à bénéficier de l’effet de surprise, qu’ils ont approché cette zone vie et de transit logistique, implantée autour d’une trentaine de carbets, des huttes en bois sans murs servant d’abri aux orpailleurs.

La base, particulièrement bien achalandée, recèle une grande quantité de carburant et de nourriture, ainsi que divers moyens de transport. Les gendarmes découvrent ainsi 9 pirogues, 11 moteurs hors-bord, 10 téléphones satellitaires Immarsat, 40 téléphones GSM, 5 radios longue portée de type BLU, 1 tonne de carburant, 1 tonne de nourriture, environ 400 g d’or ainsi que des armes. De nombreux matériels sont saisis, tandis que d’autres sont détruits sur place.

En s’attaquant au volet logistique, essentiel pour les orpailleurs illégaux, cette opération, menée au cœur de la forêt équatoriale, dans des conditions difficiles, a ainsi permis de porter un nouveau coup dur à leurs activités dans le secteur de Maripasoula.