Enquêtes

Meurtre dans les Côtes-d’Armor : un homme mis en examen et écroué

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Image d'illustration
© Gendarmerie des Côtes d'Armor

Après que le corps d’un homme a été retrouvé lardé de coups de couteau, le 28 mars dernier, à Loudéac (22), les gendarmes de la Brigade de recherches (B.R.) de Saint-Brieuc et de la Section de recherches (S.R.) de Rennes ont mis moins d’une semaine pour interpeller un suspect, qui a été mis en examen et écroué.

Le confinement n’arrête malheureusement pas la folie meurtrière !

Dans la soirée du 28 mars dernier, le corps d’un homme de 36 ans est retrouvé par ses voisins, devant son domicile, à Loudéac. L’homme, qui présente des plaies au cou et au thorax, pouvant être assimilées à des coups de couteau, décède avant même l’arrivée des secours.

L’autopsie du corps confirmant un décès consécutif à une cinquantaine de plaies par arme blanche, une information judiciaire est ouverte dès le 30 mars. Les gendarmes de la B.R. de Saint-Brieuc et de la S.R. de Rennes mènent alors l’enquête dans le cadre d’un groupe de travail dédié.

Après avoir entendu le voisinage, ils s’intéressent au passé de la victime, déjà connue des services pour usage et trafic de drogues. Bien que placée sous bracelet électronique et travaillant en CDI, l’homme semblait poursuivre en réalité ses activités de dealer.

Une altercation liée à la drogue

Finalement, il faut moins d’une semaine aux enquêteurs pour identifier et interpeller un suspect qui, après la prolongation de sa garde à vue, passe aux aveux. L’homme, âgé de 42 ans et connu pour violences, se fournissait régulièrement en héroïne auprès de la victime. Il explique que, sous fond de transaction, une bagarre a éclaté au domicile de son dealer. Il a alors sorti son couteau pour lui asséner plusieurs coups, poursuivant même la victime à l’extérieur alors qu’elle tentait de fuir.

Les traces de sang retrouvées par les techniciens en identification criminelle au domicile de cette dernière viennent confirmer ses dires : elles correspondent à l’ADN du suspect qui, peu après les faits, s’est fait soigner dans un hôpital du Morbihan, pour une blessure occasionnée lors de la rixe.

Présenté devant le juge d’instruction le 4 avril dernier, l’individu a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire. Le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc, a mis en exergue « l’enquête efficace » des gendarmes, qui « a permis l’interpellation rapide d’un suspect ». Ces derniers poursuivent leurs investigations dans le cadre de la commission rogatoire initiale.