Enquêtes

Prostitution : un réseau démantelé en PACA

auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le
Les interpellations se sont déroulées très tôt dans la matinée du 11 mai.Les interpellations se sont déroulées très tôt dans la matinée du 11 mai.
Les interpellations se sont déroulées très tôt dans la matinée du 11 mai.
© Gendarmerie - S. Chenu

Un important dispositif de gendarmerie a permis l’interpellation, lundi 11 mai, de douze individus liés à un réseau de proxénètes très actif dans le Gard et le Vaucluse.

Le premier jour du déconfinement a été marqué par un vaste coup de filet dans le milieu de la prostitution. L’intervention a eu lieu très tôt dans la matinée du 11 mai, aux abords de la gare TGV d’Avignon et sur plusieurs autres sites dans les départements du Gard et du Vaucluse. Près de 140 gendarmes ont été déployés : l’antenne du GIGN d’Orange, une équipe d’intervention de la gendarmerie des transports aériens (PSIG GTA), plusieurs pelotons des escadrons de gendarmerie mobile de Nîmes et d’Orange, deux équipes cynophiles et même un hélicoptère pour assurer la surveillance air-sol.

Ces moyens importants ont été mis en œuvre pour démanteler un réseau de proxénètes très actif. L’enquête avait commencé fin 2019 sous l’égide du parquet d’Avignon, puis d’un magistrat instructeur. La section de recherches de Provence-Alpes-Côte d’Azur, basée à Marseille, a pu être appuyée par des enquêteurs du Vaucluse. Les investigations ont rapidement permis de démanteler la structure, qui exerçait son emprise sur plusieurs jeunes femmes en situation de précarité, dont une mineure.

Quatre têtes de réseau écrouées

Les annonces sans ambiguïté postées sur des sites Internet « de charme » cachaient une réalité beaucoup plus sordide. Utilisant tour à tour la séduction, la menace, voire les violences, les proxénètes et leurs acolytes faisaient « tourner » les filles dans des hôtels entre Avignon et le Pontet. Évidemment, la répartition des gains n’était pas à l’avantage des jeunes femmes ainsi exploitées.

Douze personnes liées à ce trafic ont été interpellées le 11 mai, dont les quatre têtes de réseau : trois hommes d’une vingtaine d’années, au passé délinquant déjà chargé pour certains, et une femme d’une quarantaine d’années. Les perquisitions ont aussi permis de découvrir des armes, notamment des fusils et des armes de poing. Bien que l’enquête se poursuive, ces quatre individus ont d’ores et déjà été mis en examen et écroués à l’issue des quatre jours de garde à vue.

La mobilisation massive de 140 gendarmes a été la clé de la réussite de l’opération. Et cette enquête résolue porte un coup important au proxénétisme dans la région.