Enquêtes

Seine-et-Marne : il prétend travailler à l’hôpital pour livrer de la drogue

auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
© Gendarmerie Seine et Marne

Lors d’un contrôle routier, les gendarmes de Mortcerf ont intercepté un jeune qui livrait des stupéfiants sous couvert d’une attestation d’employeur falsifiée. À travers une enquête approfondie, les militaires sont parvenus à démanteler un trafic sévissant sur le département et impliquant cinq individus.

C’est une véritable petite entreprise spécialisée dans les stupéfiants qui opérait en Seine-et-Marne, faisant fi du confinement et jouant même avec les mesures !

D’un simple contrôle routier…

Le 23 mars dernier, en plein contrôle routier, les gendarmes de Mortcerf interceptent un champion de l’infraction : le jeune homme, originaire de Coulommiers, est en excès de vitesse et conduit, malgré une suspension de permis, sous l’emprise de stupéfiants.

Ajoutez à cela le fait qu’il cache un sacré butin à bord de son véhicule ! En effet, les militaires y découvrent 5 000 euros en espèces.

En outre, en approfondissant la perquisition à l’aide d’un chien stupéfiants, ils trouvent plusieurs sachets de cannabis et de cocaïne dissimulés dans le tableau de bord et le boîtier de vitesse.

… à un trafic organisé !

Après ce contrôle, les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Il s’avère que cet individu se livre, avec quatre autres personnes, à un trafic de stupéfiants qui s’étend de Meaux à Tournan-en-Brie.

Dans cette affaire, le scénario est rodé et le rôle de chacun bien défini. Deux hommes gèrent le trafic et un troisième joue la « nourrice », en gardant la marchandise chez lui.

De son côté, le jeune homme interpellé est chargé de livrer les clients.

Pour continuer de se déplacer malgré les mesures de confinement, il a trouvé la parade :

sa petite copine lui a fourni une fausse attestation d'employeur de l’hôpital où elle est employée ! Par ailleurs, au-delà de son emploi de secrétaire médicale, la jeune femme exerce au sein du réseau de trafiquants comme « chargée de la communication et de la publicité des produits à vendre sur les réseaux sociaux ».

Gendarmerie Seine et MarneGendarmerie Seine et Marne
© Gendarmerie Seine et Marne

Après avoir identifié les protagonistes et déterminé leurs activités respectives, les gendarmes de la brigade de recherches de Coulommiers, appuyés par le peloton de surveillance et d’intervention et les équipes cynophiles de Meaux et de Melun, interpellent les quatre autres personnes.

Au cours des différentes perquisitions, les militaires saisissent plus de 800 grammes de résine et d’herbe de cannabis, près de 10 grammes de cocaïne, de nombreux téléphones portables, deux véhicules et une montre d'une valeur estimée à 5 000 euros.

Tous jugés en comparution immédiate, le 27 mars dernier, ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 mois d’emprisonnement, dont 18 mois ferme, et des amendes de 2 500 à 15 000 euros.