Enquêtes

Ain : interpellation d'un suspect dans l'enquête sur l'homicide d'une promeneuse

Auteur : le commandant Céline Morin - publié le
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© S.R. Lyon

Le corps sans vie de Muriel Roche avait été retrouvé dans la soirée du 20 octobre dernier, dans un bois à proximité du village de Salavre, dans l'Ain. Au terme d'une minutieuse enquête, les gendarmes de la section de recherches de Lyon et du groupement de l'Ain ont interpellé, ce mardi 26 janvier, un individu susceptible d’être impliqué dans l'homicide de la quinquagénaire.

Ce mardi 20 octobre 2020, dans l'après-midi, Muriel Roche quitte son domicile, à Salavre, commune de l'Ain, pour aller se promener. Ne la voyant pas revenir, son compagnon signale sa disparition aux gendarmes vers 21 h 10. Le corps de la quinquagénaire est retrouvé sans vie deux heures plus tard, à quelques kilomètres de chez elle, à l'orée d'un bois.

Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Christophe Rode, évoque alors à l'AFP la présence de « traces de coups violents, portés sur le crâne et au thorax, ainsi qu'une plaie par arme blanche validant la thèse criminelle. »

Au vu de la gravité des faits, le parquet de Bourg-en-Bresse décide de co-saisir la Section de recherches (S.R.) de Lyon et le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de l’Ain. Immédiatement, la gendarmerie met en place une cellule d’enquête composée de douze enquêteurs à plein-temps, issus de la S.R. et du groupement.

Aucune piste privilégiée

Débute alors une minutieuse enquête. Les premières investigations et les actes de police technique et scientifique réalisés sur place par la cinquantaine de gendarmes mobilisés, parmi lesquels des plongeurs, des techniciens en identification criminelle ainsi qu'un maître de chien, ne permettent de privilégier aucune piste.

De nombreux prélèvements biologiques sont réalisés sur la scène de crime et envoyés pour analyse dans un laboratoire spécialisé.

Une information judiciaire pour meurtre est ouverte le 30 octobre par le parquet de Bourg-en-Bresse auprès d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de la ville.

De nombreux prélèvements biologiques ont été réalisés sur la scène de crime.

© S.R. Lyon

330 prélèvements ADN et près de 500 auditions

Au cours des trois mois qui suivent la découverte du corps de Muriel Roche, ce sont 330 prélèvements ADN et près de 500 auditions qui sont réalisés par les enquêteurs.

Le 19 janvier dernier, le laboratoire en charge des analyses biologiques les informe de la découverte de traces d'ADN correspondant à un profil génétique masculin sur les vêtements de la victime.

L'interrogation du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) permet de trouver une correspondance avec un homme déjà inscrit dans la base. Il s'agit d'un trentenaire habitant dans la région, qui avait été entendu une première fois par les enquêteurs courant décembre.

Le suspect reconnaît les faits

Dans la matinée du 26 janvier, la S.R. de Lyon, appuyée par des effectifs du groupement de l’Ain, déclenche une opération judiciaire afin d’interpeller le suspect.

Ce n'est qu'après plusieurs heures d’audition que l’homme reconnaît être l’auteur de cet homicide. Un geste consécutif, selon lui, à une simple dispute.

Le 28 janvier, à l’issue de sa garde à vue, l’individu est déféré devant le juge d’instruction. Mis en examen, il est placé sous mandat de dépôt par le juge de la liberté et de la détention.

Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes du drame.